Justice League

Super héros dans super nanar. Ca devait arrriver!

Dans la guerre qui oppose Marvel à DC, nous sommes désormais dans la surenchère totale. Le studio Marvel a l’avantage en multipliant les projets adossé à Disney, firme toute puissante de l’entertainment. DC réplique avec des films plus sombres et des personnages plus charismatiques comme Batman ou Superman, super héros ultimes aux yeux de tous.

Ces deux derniers se sont affrontés il y a peu et désormais, ils sont la source d’inspiration de la Justice League, réunion de caïds aux super pouvoirs. Ils sont tellement nombreux que l’on a pas vraiment eu le temps chez Warner et DC de prendre des scénaristes concernésé pour écrire une histoire crédible. Maintenant, on va à l’essentiel: le développement de personnages.

Donc, ici, on introduit Aquaman, barbu maori à tendance scandinave (bah oui) qui nage plus vite qu’un dauphin; Flash, héros solitaire qui court très vite et Cyborg, grosse casserole de technologie qui se prend pour la créature de Frankenstein. Pour les accompagner vers le grand public, il y a Batman, botoxé sous des combinaisons maousse costauds et Wonder Woman, amazone au jeu de sourcils absolument cinématographique. C’est l’effet spécial du film!

Car tous ses super boy scouts sont plongés dans un nanar comme on en n’avait pas vu depuis longtemps. En face de tous ses talents, les auteurs ne savent pas trop quoi faire donc mettent des termites de l’espace dirigé par une créature en images de synthèse qui a des cornes et le charisme du fantome qui poursuit Pac Man dans le premier jeu vidéo. Même Danny Elfmann semble ramer un peu alors qu’il retrouve Batman depuis ses musiques pour les Batman de Burton. Il est néanmoins le seul que l’on ne peut pas blamer dans ce gros navet d’une rare laideur.

Le montage est brutal. Les images sont assez moches. Le travail de Zack Snyder, adepte de l’esthétisme hardcore, n’existe pas une seule seconde à l’écran. La production du film fut chaotique (Snyder a quitté la réalisation après la mort d’un de ses enfants) mais cela ne change rien à ce ratage exceptionnel qui marquerait enfin le déclin d’un genre qui tourne en rond depuis des années. Avec le dernier Thor, Marvel savait rire de ce constat; avec DC, on a plutot l’envie de pleurer.

Avec Ben Affleck, Gal Gadot, Ezra Miller et Amy Adams – Warner – 18 novembre 2017 – 2h

Auteur: Pierre Loosdregt

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