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Dr Strange in the Multiverse of Madness, Sam Raimi, Marvel

Marvel a transformé la production hollywoodienne à tous les points de vue. Elle n’a même plus peur d’engager un vrai cinéaste pour mettre en scène un super héros qui a le mérite d’être sceptique sur sa mission dans le Monde.

Et c’est ce qu’on aime chez Dr Strange : sa prétention qui le rend humain, amusant et atypique dans l’univers propre de Marvel. Les responsabilités d’un grand pouvoir, il s’en moque un peu. Il cherche juste un sens à sa vie et le trouve dans les arts mystiques.

Bon évidemment, il est fortiche dans son domaine qui pousse un peu à l’imagination, éloignée des standards de plus en plus plombants de la célèbre firme de comics. Pour cela, les producteurs sont donc allés chercher Sam Raimi, le père fondateur de la mode des films de super héros depuis le succès il y a vingt ans de Spider-Man, premier du nom et des deux suivants d’ailleurs.

Un cinéaste au talent graphique, adroit et rythmé, influencé par la bande dessinée depuis son tout premier film, Evil Dead, autre mètre étalon du genre horrifique. Raimi n’a peut-être plus la flamme comme avant mais ses réalisations sont facilement identifiables grâce à des idées souvent surprenantes et ludiques.

C’est ce que l’on remarque tout de suite dans ce nouvel épisode qui se concentre sur le bon docteur qui doit gérer les multiverses, idée folle que l’on avait déjà vu dans le dernier Spider Man. Il doit donc se balader dans des univers parallèles pour aider une jeune fille à échapper à une méchante sorcière…

C’est aussi simple que cela, malgré de nombreuses sous intrigues et des références d’exégètes mais la mise en scène va nous emberlificoter pour que l’on passionne pour un conte moderne qui commençait mal avec une introduction d’une rare laideur mais petit-à-petit le réalisateur du Le Monde Fantastique d’Oz nous attire dans ses filets et réussit à pervertir avec tendresse le sage paysage des super héros.

Il cite ses anciennes œuvres. Il renoue avec un vrai enthousiasme à certains moments et on jubile de voir cette énorme production glisser vers un projet beaucoup plus baroque, entre film d’aventures et d’horreur. Presque à l’ancienne. Et la surprise est au rendez vous. Un exploit car ça fait bien longtemps que les super héros ont bien du mal à nous étonner.

Avec Benedict Cumberbatch, Elizabeth Olsen, Rachel McAdams et Benedict Wong
Marvel Studios – 2h20


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