Rétro 2015! La malice se voit dans les yeux de Slava Fetisov. Il a les yeux rivés sur son téléphone …
Red Army


Rétro 2015! La malice se voit dans les yeux de Slava Fetisov. Il a les yeux rivés sur son téléphone …

D’une grande sensibilité, on est littéralement aspiré dans la vie des Hokusai, pourtant peu bavards ou expansifs. On se promène dans l’œuvre de l’artiste qui croise le destin peu glorieux de la famille. Le film rend hommage à l’importance de l’art, de sa pratique dans l’existence.

Entre amitié virile et amours contrariés, on aurait pu voir une bluette insignifiante. Les dialogues, les acteurs, les décors nous font revivre les affres de l’adolescence et les interrogations d’un jeune homme sur ce qu’il veut devenir : un révolté au flegme typiquement british.

Rudolf Abel (l’excellent Mark Rylance) pourrait apparaître dans un film des Coen : personnage opaque et résolument comique. Il ne fait pas grand-chose mais apporte un décalage étonnant qui permet au film d’ouvrir des parenthèses presque drôles. On est au-delà de la reconstitution historique, elle aussi, très impressionnante.