Catching bad temper

Les Suisses contre attaquent avec un album flamboyant.

Puts Marie est un groupe mystérieux. Il apparait puis disparait. Il fait sa renommée sur ses tournées. Il livre des albums imposants. Il semble insaisissable avec ses membres qui aiment prendre leur liberté.

Depuis bientot deux décennies, le groupe bouscule et ne laisse personne indifférent. Mené par Max Usata, Puts Marie ne fait rien comme les autres et c’est évidemment une bonne chose.

Pour donner une idée, on pourrait vous parler d’un fusion étrange entre Deus des débuts avec le coté punk des Beastie Boys. Le groupe aime piocher pour mieux heurter les styles.

On est loin de l’image de la Suisse proprette. Le groupe hache menu le hip hop, le rock ou le psyché. Il fait bouillir une marmite électrique qui fait des éclats dans tous les sens.

Puts Marie prend l’auditeur et le secoue dans tous les sens. Les moments calmes nous préparent aux tempêtes. Les rythmes binaires sont juste des repères dans un univers dense et farouches.

Ils cherchent une espèce de transe qui nous trouve facilement. On pourrait imaginer que Neil Young apprécie aujourd’hui cet aspect expérimental. En sept titres, le groupe livre sa vision très particulière de la musique. C’est impitoyable. Passionnant. Déroutant.

Yokanta – 2018

Auteur: Pierre Loosdregt

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