The Expendables 3

Papy Stallone a bien du mal à soulever ses paupières et encore plus à faire bouger ses lèvres botoxées. Mais il est en meilleur état que Papy Schwarzie encore plus handicapé. Il est debout, statique avec des petits yeux qui arrivent pas à ouvrir. Et que dire d’Harrison Ford qui a passé la date de péremption pour jouer dans les films d’action.

Mel Gibson apparaît alors comme celui qui vieillit le mieux, fluet, se déplaçant avec légèreté pour jouer un méchant très intime de Barney, leader des Expendables. La jeunesse sera l’enjeu de ce nouvel épisode aussi décérébré mais jouissif que les autres.

Parce qu’il doit affronter son ennemi préféré, Barney ne veut plus travailler avec ses anciens collègues mais des petits jeunes qui,  comble du temps qui passe, se servent d’un ordinateur pour attraper les vilains de tout poil (souvent des pays de l’est dans de très moches uniformes mal coupés). Ou est donc le bon vieil assaut classique?

Heureusement Barney va découvrir que “qu’avoir un bon copain, c’est ce qu’il y a de meilleur au monde, car un bon copain, c’est plus fidèle qu’une blonde”. Donc plus que tout l’union fait la force et il y a rien de mieux que quelques vieux bidasses expérimentés pour défoncer la tronche d’une armée entière d’un pays imaginaire sur lequel fume encore les restes du communisme et de toute autre dictature du bon vieux temps!

Sur les ruines de la série Z, Stallone rentabilise sa réputation des années 80 et celles de quelques autres gros bras plus ou moins connus chez nous. Ce sont des papys malins car leur réunion fait l’événement mais n’empêche pas le film d’être une pauvreté navrante. Ici, c’est même aberrant puisque Stallone nous impose de la jeunesse alors que nous, on est là pour les gueules cassées du cinéma eighties!

Donc on attend les entrées et les sorties des vieux dans le film qui ne cherche aucune originalité, filmant des gros bras avec des grosses veines et des rides plus ou moins esthétiques. Heureusement un vrai second degré saupoudre ce nanar viril. On ne la fait pas aux vieux singes qu’on apprend à faire la grimace! Ici, c’est un festival. Régressif mais marrant!

Avec Sylvester Stallone, Arnold Schwarznegger, Jason Statham et Antonio Bandera – Metropolitan filmexport – 20 aout 2014 – 2h

Auteur: Pierre Loosdregt

Partager cette chronique sur

Submit a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

? * Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.

IP Blocking Protection is enabled by IP Address Blocker from LionScripts.com.