The Avengers: infinity War

Gloire à toi Thanos, méchant violet et tyran de toutes les galaxies! En deux heures et demi, il nous fait traverser le meilleur et le mauvais de tout l’univers Marvel, initié il y a dix ans par le succès d’Iron Man.

Pour le mauvais, on va essayer d’aller vite: Avec tous les procédés techniques, l’image semble s’assombrir. Le directeur de la photo semble avoir beaucoup de mal pour éclairer des planètes lointaines et l’Afrique fantasmée de Black Panther. Les frères Russo, responsable de quelques Marvel, sont aux manettes et ils n’ont pas beaucoup de style. Tout comme la musique, assez insipide et pourtant signé par Alan Silvestri. Et on passe vite sur l’interprétation très peu concerné de Robert Downey Jr, plus effacé qu’un personnage numérisé.

Mais bon, avec les frères Russo, c’est fluide et l’écriture est simple. Ils arrivent à gérer tous les super héros qui s’organisent une géante orgie pour que tous les geeks de la planète jouissent en même temps. Ca fonctionne: le film est un énorme succès qui assure des suites pour les décennies à venir. Désolé pour les ronchons qui trouvent tout cela un peu trop industrialisé! Faudra s’y faire.

Donc notre ami Dr Strange recoit dans la tronche un Hulk tout angoissé: il vient de se prendre une fessée de la part de Thanos, dictateur mélancolique qui veut mettre la main sur des petits cristaux colorés qui proviennent du Big Bang. Ils donneraient des pouvoirs illimités à Thanos le caractériel. Un peu comme si tu donnais la direction du Monde à Donald Trump ou son double Nord Coréen!

Donc Iron Man, Captain America et ses copains se lèvent contre le despote de l’espace mais les Gardiens de la Galaxie viennent aussi à la rescousse. Et ce qu’il y a de rigolo, c’est donc le mélange des franchises avec une grosse intrusion de la science fiction dans l’univers plus concret des super héros.

Les Russo tombent dans le panneau: il y a trop de personnages. Ils deviennent des accessoires. Comme l’un des personnages, ils sont presque destructurés, réduits à servir une histoire qui pourraient personnellement se passer d’eux. Seul, Thor a droit à un traitement à peu près réussi: il ne perd pas trop de sa mythologie.

Les Russo ne pensent peut être qu’à leur nouvel star: le massif et triste Thanos. Il est vrai que l’on est surpris par la profondeur de ce personnage vaguement shakespearien mais mis en valeur avec beaucoup d’affection. Le genre de méchant que l’on adore. Josh Brolin prète sa voix et ses traits. L’idée est grandiose.

Pendant que l’on accumule les héros, la solitude de Thanos est plaisante et donne lieu aux scènes les plus emphatiques. Pour le reste, c’est l’inévitable conflit du bien contre le mal avec un maximum de rebondissements pour que le récit s’étale sur deux films longs qui vont en mettre plein la vue. Mais ce n’est pas parce que l’on vous en met plein les mirettes, que l’on ne se fout pas un peu de votre gueule! On verra ca au prochain Avengers!

Avec Robert Downey Jr, Josh Brolin, Chris Pratt et Zoe Saldana – Marvel – 25 avril 2018 – 2h30

Auteur: Pierre Loosdregt

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