Sans un bruit

Bon on va finir par le détester le comédien américain, John Krasinski. ON l’avait découvert dans l’excellent série The Office. Il a su se faire une place à Hollywood en toute discrétion. Il a épousé la belle Emily Blunt. Ils viennent de faire ensemble un chouette film d’horreur. Qui cartonne en plus.

On va commencer à l’accuser de réussite aggravée. On l’attend dans quelques semaines dans la série adaptée des aventures de Jack Ryan, d’après Tom Clancy. Bref, tout va pour le mieux pour lui. En plus c’est mérité.

Sans un bruit, son troisième long métrage comme réalisateur est une oeuvre assez aboutie, pas parfaite mais qui nous fait aimer l’épouvante. Le type a deux références: Signes de Shyamalan et La Guerre des Mondes de Spielberg. Avec ça, il nous fait flipper dans une campagne photogénique et sur un concept pas si évident à maîtriser.

D’ailleurs on s’étonnera d’une musique si imposante sur un film où le silence est d’or, et surtout, peut vous sauver la vie. Puisque des créatures ont déboulé sur la planète et sont sensibles aux bruits. C’est ainsi qu’elles vous retrouvent et vous bouffent de manière assez sanglante.

Lee et Evelyn font tout pour protéger leurs enfants. L’un d’eux s’est fait attraper par les monstres. Quelques mois plus tard, ils attendent un heureux événement et se préparent pour que la naissance se passe en toute discrétion.

Mais heureusement pour nous, rien ne va se passer comme prévu dans une campagne faussement apaisante. Dans ce genre de films, il faut aller à l’essentiel et c’est ce que fait John Krasinski qui réalise son film avec un élan qui ressemble vraiment à de la générosité. Il croit à son concept et tente de l’emmener jusqu’aux limites du récit.

Donc on assiste à une sorte de huis clos champêtre où la survie de chaque individu tient aux sons. En une heure et demi, Krasinski nous tend un piège bien mis en scène. Il y a des idées géniales bien soutenues par des comédiens parfaits.

L’ascétisme de l’ensemble cache des trapes dans lesquels on tombe dedans sans trop s’agacer. On a un peu l’impression de redécouvrir le survival et tous ses trucs pourtant déjà vus mille fois! Parce que c’est fait avec une foi certaine, on excuse les menus défauts et sans un bruit, Krasinski s’impose une fois de plus comme un artiste sympa et charmant… et sacrément doué. Il va en énerver plus d’un!

Avec Emily Blunt, John Krasinski, Millicent Simmonds et Noah Jupe – Paramount – 20 juin 2018 – 1h30

Auteur: Pierre Loosdregt

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