Cinéma

Le rêve américain, Anthony Marciano, Gaumont


« Faut toujours poursuivre ses rêves » ou « rêvons plus haut »… le film d’ Anthony Marciano a tout pour tomber dans la mièvrerie facile avec un message entendu 1000 fois. De temps en temps, c’est le cas mais au final, Le rêve américain de deux pieds nickelés enthousiastes se révèle très réjouissant.

On peut le dire: un feel good movie par les temps qui courent, c’est presque d’utilité publique. Le cinéma aime les bons sentiments et les histoires qui finissent bien. Le film raconte une histoire vraie. Les vrais protagonistes sont les producteurs du film. Il y a donc sûrement beaucoup de moments romancés. Le film attendrit à coup sûr certaines vérités.

On s’en fiche: on veut bien y croire. Deux passionnés de basket aimeraient tout faire pour approcher la NBA. Ils rêvent d’être agents de joueurs. Mais les deux zozos sont bien naïfs. Ils n’ont pas un sou en poche. Personne ne les attend.

Jérémy et Bouna veulent y croire pourtant. Ils s’accrochent à leur rêve de gosse. Ça leur fait oublier leur vie médiocre. A force de conviction, le duo découvre un beau jour, une petite pépite à Tourcoing.

Ce sera le début d’une aventure longue et très onéreuse. Anthony Marciano a la bonne idée de filmer cela à hauteur d’hommes. Jean-Pascal Zadi et Raphael Quenard sont les versions françaises de Wesley Snipes et Woody Harrelson, dans Les Blancs ne savent pas Sauter, film référence sur le basket et son incroyable fascination.

Les deux comédiens sont touchants et le duo fonctionne comme dans un buddy movie à l’ancienne. Très différents et complémentaires en même temps. Les marches de la gloire sont dures à grimper mais les deux compères vont se soutenir pour réaliser leur rêve.

En face d’eux, il y la description froide du capitalisme sportif avec de l’hypocrisie, de la malhonnêteté et des millions de dollars. Le film fait alors l’éloge de l’amitié et de la détermination. Une fois encore, le réalisateur évite les écueils de la bienveillance et du manichéisme. Les clichés sont présents mais c’est fait avec beaucoup de cœur et de conviction. Ça se sent à l’écran. C’est un film sur l’espoir. A chaque scène, on devine l’horrible pathos qui aurait pu tout gâcher.

Le long métrage joue avec les stéréotypes et s’en sort pas mal. La caméra s’attarde souvent sur les visages des héros. Leurs sourires sont parfois forcés mais la connivence est réelle. On ne repart pas de la salle avec un contrat avec la draft américaine mais avec un sourire chaleureux et assez spontané. Une heureuse surprise.

Au cinéma le 18 février 2026
avec Jean Pascal Zadi, Raphael Quenard, Djibi Diakhaté et Olga Mouak
Gaumont | 2h03

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