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Festival Lollapalooza Paris 2022

Après une journée au Lollapoolaza, une chose est sûre: la musique moderne m'emmerde!
Évidemment j'étais venu pour Pearl Jam mais j'espérais beaucoup découvrir de nouvelles choses.


Après une journée au Lollapoolaza, une chose est sûre: la musique moderne m’emmerde!

On va donc commencer par le pire du pire: la scène électro du festival du Lollapoolaza, rendez-vous de toutes les musiques. Il n’y a rien de plus triste qu’un DJ dans un festival de musique. Il ne peut pas beaucoup se déplacer. Il tournicote et gesticule sur sa musique qui visiblement lui plait bien.

Il est tout content de voir des jeunes qui s’imaginent sur une plage à Ibiza ou dans une boite de nuit bien trop moite. Pour cela, la canicule parisienne réalise une belle imitation. Je croise deux minettes qui prennent du poppers, il faut bien cela pour supporter les mix d’une banalité assommante de Subtronics ou Joyride. De la musique pour fêtards en manque d’imagination et de subtilités. Même le pauvre Kavinsky a l’air ailleurs avec son blouson trop grand et sa clope au bec. 

De loin le show de Megan the Stallion et de Asap Rocky restent aussi sans surprise. Du rap bien ricain avec des gros mots, des gros effets et peu de surprises. Il fallait faire un tour sur les plus petites scènes pour trouver un rap plus sympa et détendu comme celui de la mélomane Little Simz.

Le festival fut inventé par Perry Farrell que l’on croisait ce dimanche du coté du Kidsappalooza, où l’école du rock s’est révélée un moment plus marrant que certaines stars. Ancien chanteur de Jane’s Addiction, il a dû se demander où était passé le rock de sa jeunesse. Il y avait bien Turnstile sur la grande scène: du punk assez redoutable mais pas totalement abouti. Des chutes de tension rendent le set inégal mais bon ça a le mérite de coller aux origines du festival qui avait fait les beaux jours du grunge… Pas le cas de Maneskin, groupe de rock italien, vainqueur de l’eurovision, qui fait un glam rock sans grande saveur mais plait beaucoup aux jeunes qui se cherchent et aiment se maquiller avec des paillettes. Les nouveaux Tokio Hotel!

Éloigné de sa garderie, Perry Farrell aurait été frappé par l’énergie des Nantais de Ko Ko Mo. Un duo qui donne tout sur scène. Ils s’amusent comme des petits fous. Ils en font des tonnes mais n’oublient pas de jouer un vieux hard-rock assez bluesy d’une vivacité redoutable. La bonne surprise.

Dans ce festival on s’amuse donc des mélanges des genres. Les midinettes à la recherche de sensations croisent des vieux quadras en bande, venus pour Pearl Jam. Seize ans après leur dernier passage, le quintet de Seattle est venu avec tout son plaisir et son humanisme. Deux heures de rock transpirant et des monstrueux morceaux qui n’ont pas pris une ride, à la différence du groupe qui va sur la soixantaine.

Mais Eddie Vedder est toujours une bête de scène. Le groupe ne perd rien de son charisme et ne cherche rien d’autre que l’énergie et le partage. Avec eux c’est vraiment la grand messe et c’est franchement réjouissant. Évidemment j’étais venu pour eux mais j’espérais beaucoup découvrir de nouvelles choses.

Mais la bande son du monde moderne est aussi chiante qu’un covid sans fin. La nostalgie semble être la valeur refuge, ou l’assurance d’une vraie énergie! D’une volonté certaine de communiquer avec un public. Bref un concert quoi!

Lollapalooza Paris
16 ou 17 juillet 2022
Hippodrome Paris Longchamps

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