Fast & Furious 7

Retour à beaufland. Un peu de chagrin cette fois: l’un des acteurs en carton a disparu! Ca ne va pas empêcher les gros cylindres de rugir et les petits strings de se faufiler à l’écran!

La saga Fast & Furious est une passionnante promenade dans le monde viril de l’Américain moyen. Ce dernier a quelques obsessions: les grosses bagnoles. Les nanas qui se déhanchent avec des jambes sans fin et des muscles tout partout. Depuis le premier volet, Fast & Furious soigne ces détails avec une énergie qui a fini par faire la différence.

Depuis quelques numéros, Fast & Furious est devenu un énorme barnum avec cascades spectaculaires, acteurs hypertrophiés et super bimbos aux commandes. C’est devenu le James Bond de la beauferie la plus totale: en gros des garagistes amateurs de musiques de zumba se voient confier des missions secrètes dans le Monde, pour le sauver par la même occasion, et casser des voitures onéreuses si possible en faisant des blagues avec des “Corones”. Bond c’est la vodka martini. Ici, c’est la Corona tiède!

La tête d’affiche c’est Vin Diesel, de moins en moins expressif, qui assume ce coté populaire, gras de bide, et pousse un peu plus la saga dans les énormités. Une contrariété dans ce nouveau volet: Paul Walker, héros depuis les débuts de la série, est mort durant le tournage. Il faut donc se montrer un peu plus tendre cette fois ci et jouer avec les contraintes d’une disparition soudaine. Un peu d’émotion donc dans ce dernier film mais il ne faut déconner non plus: il y a des voitures qui brillent, des nanas qui font baver et un scénario écrit par un poisson bulle…

Il faut être un scénariste sans mémoire pour faire trois fois le même coup dans le même film. On résume: l’équipe de Vin Diesel est poursuivie par le frère du méchant du numéro 6. Pour le choper, il faut remplir une mission pour l’État (et Kurt Russell qui comme un camion, en fait des tonnes). Pour bien réaliser cette mission, il faut remplir une autre mission impossible (oups le lapsus). A chaque fois, le frangin revanchard fera une apparition explosive.

Puisqu’il s’agit de Jason Statham, le roi de la castagne, le comédien qui joue le même rôle du type pas content et bagarreur depuis quinze ans environ, avec une vraie rigueur, il faut le reconnaître. En face de lui, il y a donc Vin monoexpressif et tous ses copains musculeux et futés comme les petits gars qui ont grandi dans les embrouilles des quartiers chauds de Los Angeles. Le bon sens populaire peut déjouer tous les complots et mercenaires du Monde!

Et en plus on a encore droit à un joli couplet sur la famille et ses vertus. Il y a tellement de choses que l’ensemble finit par faire 2h15 pour voir donc quelques bourre-pifs entre mâles sous stéroïdes, des carcasses de voiture et entendre beaucoup de musiques insupportables. Pas sûr que la mort d’un des piliers de la série, va stopper le déballage de beauferie…

Avec Vin Diesel, Paul Walker, Jason Statham et Michelle Rodriguez – Universal – 1er avril 2015 – 2h17

Auteur: Le Z au Top

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