Une leçon d’histoire de France, Maxime d’Aboville, Poche Montparnasse
Oct08

Une leçon d’histoire de France, Maxime d’Aboville, Poche Montparnasse

Insolent, brillant, magistral. A voir à tout âge. De 1515 au Roi-Soleil, d’après Dumas, Michelet, Hugo, Saint-Simon, Maxime d’Aboville fait sa classe. Il capte l’attention de nous autres, écoliers. Avec un regard tour à tour inquiet et malicieux mais toujours perçant, il réveille Ravaillac, Richelieu, Mazarin mais aussi le mousquetaire D’Artagnan, La Fontaine ou les cadets de Gascogne. Non seulement les personnages mais aussi les paysages prennent alors vie (les bois de Chenonceau, Azay le Rideau, Versailles). Tel un troubadour, cet instituteur atypique tire des grands romans historiques des récits ou des portraits qui, réunis, font une mosaïque pleine de couleurs, de vivacité, de finesse et d’humour. Face à une classe parfois dissipée, Maxime d’Aboville sait trouver la joute verbale, l’accent gascon, l’envolée lyrique qui fait mouche. Il a le sens des mots pour rendre l’histoire vivante, mettre la petite histoire dans la grande. Passionné et passionnant, il nous transporte au fil des siècles. Qu’on ne s’y trompe pas, l’histoire ici contée est aristocratique, monarchique. Hormis quelques vagues de protestation, c’est bien de la succession de rois au pouvoir dont il est question. Bien qu’aujourd’hui attachés à une histoire plus populaire, on reste sensibles à la mise en lumière d’une certaine grandeur historique de la France. C’est un spectacle en or pour faire aimer l’histoire à des jeunes. Cet instituteur a dans ses grands mérites l’éloquence pour déclamer la langue soutenue de Michelet, Alexandre Dumas, la Fontaine, Victor Hugo ou Chateaubriand. Après avoir vu sa première et deuxième leçon d’histoire, il nous reste à découvrir sa pièce Je ne suis pas Michel Bouquet, qui rencontre également le succès sur les planches du Poche Montparnasse. UNE LEÇON D’HISTOIRE DE France de et par Maxime D’ABOVILLEÀ PARTIR DU 15 SEPTEMBRE 2019au Poche Montparnasse LEÇON 1 DE L’AN MIL À JEANNE D’ARC Dimanche 14h30 LEÇON II DE 1515 AU ROI SOLEIL Dimanche...

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Heavy Metal Rules
Oct08

Heavy Metal Rules

Champions du mauvais gout, les tatoués de Steel Panther continue de défendre une idée particulière du bon vieux rock’n’roll. Hilarant!Ils ont des bandeaux dans les cheveux. Ils cachent leurs regards de bovins californiens derrière de grosses lunettes. Ils portent du cuir solide, du lycra violet et des gros tatouages. Ils sont bêtes et ils l’assument: ici, on aime les joyeux abrutis de Steel Panther!On se demande si ces ersatz de Motley Crue n’ont pas pris le film Spinal Tap au premier degré. Ils sont crétins mais ils se battent pour que le heavy metal conserve toute cette magnifique beauferie!Le rock pour eux, c’est donc un art de vivre. Avec du sexe. De la drogue et des grosses guitares pour faire secouer les cheveux des stades et de tous les hardos qui ne se remettent pas des Guns et tous les autres zinzin du metal californien, qui se bourrent la gueule avec style et se tapent toutes les bimbos d’Hollywood Boulevard. Un art de vivre, on vous le dit!Toujours proche de la parodie, le groupe de Stix Zadania (juste cela cela suffit pour nos zygomatiques) a tout de même un minimum de savoir faire. Les chansons sont bien troussés, exagérés et crétines.Tous les clichés se chevauchent les uns sur les autres pour une énorme orgie du mauvais gout! A l’image de la géniale pochette qui multiplie les références ou les hommages. On ne sait plus trop! Sur la longueur, la potacherie peut un peu lasser mais on rigole vraiment beaucoup et bon coeur avec ces Charlots du metal!Plus c’est con, plus c’est bon! Steel panther –...

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