Alphonse Mucha – Musée du Luxembourg – Paris
Déc16

Alphonse Mucha – Musée du Luxembourg – Paris

Mucha ou la quête d’universalisme Mucha est un universaliste. Convaincu que les différentes cultures ont un socle de valeurs communes, l’artiste n’aura de cesse tout au long de son parcours que de mettre en avant son art au service des progrès de l’humanité, de l’unité et de la paix. “L’objectif de mon travail n’a jamais été de détruire mais de construire, de relier, car nous devons tous garder espoir que les Hommes se rapprocheront, et cela sera d’autant plus facile qu’ils se comprendront.” L’exposition aborde la vie de l’artiste au travers de six thématiques : un bohémien à Paris, un inventeur d’images, Mucha le cosmopolite, Mucha le Mystique, Mucha le Patriote, Mucha artiste et philosophe. Chronologique, l’exposition met très rapidement en avant les grands panneaux verticaux dédiés à Sarah Bernhardt dont celui qui l’a rendu célèbre en 1895, Gismonda. Le parcours finit sur son triptyque en 1936, L’âge de la raison, l’âge de la sagesse, l’âge de l’amour, alors que se font entendre à grand pas les bruits de botte de la seconde guerre mondiale. En tant que personnalité tchèque et franc-maçon, Mucha est un des premiers artistes déportés en 1939, peu de temps avant sa mort. Entre 1895 et la fin de sa vie, l’exposition met en valeur les aquarelles et lithographies qui ont rendu célèbre l’artiste et en ont fait un des représentants majeurs des arts décoratifs de l’art Nouveau : affiches publicitaires théâtrales, pour alcools, papier à cigarettes JOB, ou produits de beauté. “Je préfère être un illustrateur populaire qu’un défenseur de l’art pour l’art.” disait-il. Plus inconnues du grand public, ses oeuvres mettent progressivement en avant les premiers pas d’un illustrateur symbolique dans ceux du peintre allégorique qu’il sera à la fin de sa vie. Il ressort de l’ensemble un réel génie dans l’art de représenter les femmes, entourées de motifs ornementaux de différentes origines, japonaises, celtiques, islamiques, grecques, gothiques, byzantines, selon le fameux « style Mucha ».  Avec en omniprésence, la lumière. Des femmes lumineuses, dans Les Saisons, La lune et les étoiles, ou  pacifiques quand elles préservent dans leurs mains ce qu’il reste de lumière à l’aube de la première guerre mondiale, La lumière de l’espérance. La femme est sans nul doute une muse inspiratrice – voir les études sur La Musique, La Danse, La Peinture, La Poésie– une vénus des temps modernes, figure protectrice mystique parfois. Une ode à l’amour de la beauté et de la paix.  « Je recherchais des moyens de répandre la lumière jusque dans les coins les plus reculés. » Un message pictural pacifique qui fait du bien.       https://museeduluxembourg.fr/expositions/alphonse-mucha 12 septembre 2018 – 27 janvier 2019 Horaires d’ouverture  tous les jours de 10h30...

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