Turn Blue / The Black Keys

Premier morceau du disque des incontournables du rock : une fulgurance psychédélique qui poursuit l’œuvre géante de Pink Floyd. Le chanteur et guitariste Dan Auerbach et le batteur Patrick Carney sont désormais très ambitieux !

On aimait leur simplicité récurrente. Depuis que Auerbach est désigné comme le meilleur producteur en activité, les choses ont changé ! Weight of love fait donc son poids. Ce n’est pas désagréable mais l’ampleur fait un peu peur. Le succès a-t-il tourné rendu fou le duo abrasif et électrique ?

Toujours soutenu par Danger Mouse, le groupe prend une nouvelle voie : celle d’un rock plus psychédélique, moins spontané. Les morceaux cherchent absolument à faire de l’effet et malgré une formule au départ toute simple – guitare + batterie – la production prend un peu plus de place sur ce huitième album.

Après le puissant El Camino, Turn Blue déçoit un peu malgré ses solides artisans. Le duo n’y met pas de mauvaise volonté. On les sent heureux de tenter de nouveaux trucs mais c’est un peu monochrome pour paraphraser le titre de l’album.

La production est trop soignée. Il y a une ambiance chaloupée qui atténue la force de frappe du groupe, réputé pour son coté supersonique. Ici, les pièges du vintage ne sont pas tout le temps évités. 

La musique se standardise sans pour autant que cela donne un résultat nul et déshonorant. Après tout, ils peuvent aussi être calmes et mesurés. Mais les Black Keys se la jouent très cools. Un peu trop à notre goût

Nonesuch records – 2014

Auteur: Pierre Loosdregt

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