Transformers l’age de l’extinction

Des robots, des bimbos et des explosions: Michael Bay est un génie de son époque, un maestro du blockbuster pour abrutis décérébrés, un gros beauf qui a le mérite de croire en ce qu’il fait!

Car au bout de quatre épisodes, il pourrait commencer à s’ennuyer à filmer des grosses machines qui se collent des bourre pifs et font exploser des grandes villes. Il pourrait bailler devant ses actrices choisies pour faire du placement de produits et montrer leurs silhouettes affolantes et aussi extra terrestres que les robots, stars du film!

Il pourrait aussi se dire que le scénario de chaque volet est toujours un peu court pour allonger une oeuvre qui dépasse largement les 2h30. Il a une solution: filmer des explosions et des blondes. Au bout de quatre films, il ne se lasse pas le réalisateur de Bad Boys ou Armageddon.

Donc, sans surprise, Des robots déguisés en voiture doivent de nouveau sauver la planète Terre, devenue un repère de fachos qui pourraient rappeler Bush et ses copains. Ils font dans la guerre préventive et se disent que les robots, pour pas nous embêter, il vaut mieux désormais les exterminer!

Heureusement, un père de famille inventeur (et très musclé c’est Mark Whalberg) et sa fille (la blonde en mini short) vont tout faire pour que les robots évitent le carnage. Mais ca ne se fera pas sans quelques explosions, beaucoup de placements de produits et des bavardages absurdes, filmés de travers et à toute vitesse, servis par des acteurs en roue libre (pas mal non?). La palme revient à Stanley Tucci, héroïque dans la cabotinage et juste génial!,

Dans cet épisode, il se passe un truc fou: l’action se déporte à Hong Kong, une petite nouveauté pour attaquer le marché chinois mais qui change un peu de nos habitudes et celle du cinéaste qui découvre un nouveau décor à détruire. C’est la seule chose qui change réellement

Autrement la volonté du cinéaste à se vautrer dans la beaufitude la plus totale, le patriotisme le plus éculé, reste assez passionnant. Depuis son premier film, il ne peut pas s’empêcher de trop en faire mais sans véritable second degré, une espèce de cinéma d’action totalement dégénéré, abandonné au style sans aucun fond. Le cynisme hollywoodien dans ce qu’il y a de plus spectaculaire… et de plus long… 2h45 de voitures et de bastons!

Le titre annonce l’extinction, mais la formule marche encore (plus de cent millions de recettes aux Etats Unis en un week end) et donc on devrait vous ressortir la même critique dans deux ans. A vérifier!

Avec Mark Whalberg, Stanley Tucci, Nicola Peltz et Sophia Myles – Paramount – 16 juillet 2014 – 2h45

Auteur: Pierre Loosdregt

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