Temples, Idols & Broken Bones / Rufus Bellefleur / Ghetto Gator, l’autre distribution – 2014

Rufus Bellefleur n’a peur de rien. Il a bien des épreuves dans son existence de joyeux redneck sudiste. Elles sont assez incroyables. Entre séries B et Z. Ce n’est pas un héros de cinéma, c’est un chanteur bien de chez nous qui nous fait voyager très loin.

Avec lui, le dépaysement est total! Il vient du Sud de la France mais Rufus Bellefleur assure qu’il vient des eaux putrides de la Louisiane. Il a un look de zombie déphasé à la bière et au gros rock qui tache. C’est un bon beauf, cousin fantasmagorique de Kid Rock!

Pourtant les allures sont trompeuses. Il préfère faire péter les décibels que les canettes. Il aime les chaudes ambiances et les aventures musicales assez osées, à défaut d’être raffinées. Donc le chanteur se promène sur les terres mystérieuses du rock grassouillet, entre hip hop débridé et riffs hurlants.

Le résultat n’est pas du tout ingrat ou adipeux. Ca gesticule. Ca sautille. Ca surprend surtout. Le groupe est robuste et n’a rien à envier en matière d’efficacité sonore à leurs illustres rednecks américains.

C’est un album concept assez joyeux. Le foutoir et les références sont  en fait parfaitement organisés. Rufus Bellefleur s’amuse à convoquer les héros grandioses de la fusion (très années 90),  les créatures du comics américains et les monstres de la série B. Tout cela avec une pointe de hip hop!

Ce n’est pas nouveau. Mais le groupe et son héros connaissent leurs classiques. Rufus Bellefleur vit des aventures dans son petit monde peuplé de bizarreries et il serait dommage de ne pas les découvrir.

Auteur: Pierre Loosdregt

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