Still Alice

Un film bouleversant, sensible et touchant, traitant d’un sujet délicat, Alzheimer.

Julianne Moore interprète donc Alice qui se voit confronter de manière précoce à l’âge de cinquante ans. La particularité de son diagnostic est d’être porteuse héréditaire du gène et elle risque d’avoir transmise la maladie à ses enfants. Heureusement le film ne tombera pas dans le pathos ou l’exagération. Julianne Moore est simplement exceptionnelle et son Oscar, mérité.

Le niveau d’identification est incroyable. Cette Alice ressemble au delà du rôle à cette actrice facile. Il est aisé de se projeter dans cette maladie à long terme qui fait tous les jours des milliers de victimes.

Still Alice montre un combat essentiel: essayer de rester ce que nous sommes. Rester humble. Ne pas avoir honte. Essayer de conserver les souvenirs, coûte que coûte. Voici le combat de cette femme ordinaire et extraordinaire. C’est aussi le combat d’une mère qui voit sa vie basculer du jour au lendemain, qui se voit forcer de quitter son travail de linguiste, qui se perd dans son propre corps et son esprit.

Elle doit s’abandonner à son entourage, qui parfois lui semble inconnu et qui assiste, désarmée et impuissante à la déchéance croissante et inévitable. Au delà de la perte des mots et des douleurs, il reste l’amour, incontestablement le sentiment primaire, qui reste malgré tout.

Ajoutons à cela Kirsten Stewart, dont je ne taris pas d’éloge, et qui s’émancipe film après film tel un papillon. Elle a bien compris la force et l’importance du combat de Still Alice… Mon paquet de mouchoirs aussi.

AVIS AUX AMATEURS

Avec Julianne Moore, Alec Baldwin, Kate Bosworth et Kirsten Stewart – Sony – 18 mars 2015 – 1h35

Auteur: Camille Joanny

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