Stiff

Cela existe encore: des disques de rock où la jouissance est la clef de voûte! Septième album d’un groupe texan méconnu, Stiff vous file la banane même si sur la pochette il est question de cactus. Un album piquant.

Piquant et savoureux! A l’initiative, James Pitralli et trois autres musiciens d’Austin ne sont pas respectueux des clichés du genre: il n’y a pas de barbe à la ZZ top pour cacher leurs élans électriques et s’ils aiment le blues rock, ils apprécient aussi les choses plus calmes comme le jazz et des choses plus mélodiques. Pour se bourrer la gueule à la bière dans la poussière du désert, ils ne proposent pas vraiment la bande son idéal.

Au fil des disques, White Denim a défendu un rock assez cool, qu’on pourrait juger d’hédoniste! La satisfaction, le plaisir et le bonheur sont au coeur de leur projet mélomane. Ils semblent un peu hors du temps avec leur rock désuet mais pas du tout éthéré. Ils ne font pas dans le psychédélisme échevelé ou dans les longues digressions virtuoses.

Ils se situent quelque part en 38 Special et Big Star s’il fallait chercher des références. Il y a à la fois de la technique musicale et une recherche assez simple d’une éternelle adolescence ou d’une jouissance subtile. C’est très simple mais en même temps, il y a une déferlante d’innocence qui ne se conjugue avec de la niaiserie.

Ils font remonter ce rock plein de candeur, qui loue l’amitié, le travail et le plaisir. En plus la pochette prouve qu’ils ont de l’humour ce qui ajoute au charme old school mais réel de Stiff.

Downtown – 2016

Auteur: Pierre Loosdregt

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