Star Trek Terre Inconnue

Frédéric Lopez emmène sur la Lune Cyril Hanouna qui trouve que ce n’est pas sympa de dire « con comme la Lune ». C’est un manque de respect. Oups, non, rien à voir: après l’échec artistique du cinquième épisode, l’équipage original signe pour une dernière mission pour redorer le blason. Mission impossible?

Au tout début des années 90, la nouvelle série cartonne et le film l’Ultime Frontière dépasse toutes les exigences du navet glorieux et quasi inoubliable.  Le producteur principal, Harve Bennett envisage de poursuivre la saga en racontant les années d’études à Starfleet des célèbres membres de l’équipage!

Le patron de la Paramount apprécie moyennement l’idée et vire Bennett et supplie Leonard Nimoy de reprendre les commandes de la série. Il décline mais soumet le retour de Nicholas Meyer, réalisateur du meilleur épisode, La Colère de Khan.

startrekset

L’idée est excellente. Nicholas Meyer (endormie sur la photo) comprend l’esprit de Star Trek et le rôle de la science fiction: extrapoler le Monde et ses espoirs. Cette sixième aventure sur grand écran est un ludique exercice de fiction singeant la réalité historique!

Terre Inconnue est donc un miroir déformant et formaté de la Guerre Froide et de l’assassinat de JFK dans une scène géniale qui profite des premiers effets spéciaux numériques. Il faut dire que Kirk et ses amis sont au coeur d’un complot machiavélique mené par un redoutable général Klingon!

Les Klingons n’ont plus d’autres choix que de signer la paix avec la Fédération Starfleet. La paix va enfin triompher après des années de combats. Lors de la signature, le responsable Klingon est assassiné et tout accuse Kirk, aussitôt envoyé en prison sur une planète glaciaire…

Christopher Plummer joue le renégat Klingon et fait franchement plaisir. Le scénario est sans temps mort et se permet de belles allégories sur l’époque et le temps qui passe. Les membres de l’USS Enterprise assument leur âge.

Nicholas Meyer sert idéalement un récit qui mutltiplie les clins d’oeil, les références et trouve un rythme qui pourrait rappeler Tintin ou Spirou. C’est de la bédé intelligente et légère. Comme en 1982 avec La Colère de Khan, Meyer réalise un grand film d’aventures, noble, accessible et réjouissant.

Pour une dernière fois, Kirk, Spock, McCoy, Scotty, Sulu, Chekov et Uhuru sauvent l’univers. On leur dit merci pour tout et on passe à autre chose… d’assez proche quand même!

Auteur: Pierre Loosdregt

Partager cette chronique sur

Submit a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

? *
Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.

IP Blocking Protection is enabled by IP Address Blocker from LionScripts.com.