Il était une fois un ogre qui ne faisait plus rire du tout…
Shrek était à l’heure de son premier méfait, un monstre qui révèlait sa beauté intérieure. Autour de lui, les contes de fée étaient joyeusement moqués. Le film défendait une gentille morale avec un entrain communicatif et une vraie passion pour la jeune animation en images de synthèse. Rapidement, Shrek est devenu une lucrative franchise.
Les épisodes se sont succédés mais l’inspiration a décliné. Un quatrième épisode semblait vraiment facultatif. Mais lucratif. La paternité allait bien au monstre gentil comme Casimir et vert comme Hulk.
Il sort donc de sa torpeur pour affronter une autre dimension où il n’a jamais rencontré l’âne, Fiona ou le Chat Botté. Il est juste une ogre qui fait peur aux habitants de Far far away. Ca l’amuse un temps mais il comprend rapidement qu’il a été piégé par l’affreux nain Tracassin.
Il va donc tout faire pour retrouver sa réalité. Mais rien ne va nous étonner. Bien entendu, il y a deux ou trois répliques cinglantes qui font sourire; autrement, ca sent le déjà vu à plein nez ! Les blagues sont poussives. La redite est inévitable. La mise en image est d’une pauvreté consternante.
Avec la 3D, on aurait pu s’attendre à un final plus pétaradant. On a un joli plan d’ouverture puis c’est le néant. Laborieusement, Shrek retrouve ses amis dans la nouvelle dimension. Il botte les fesses du méchants et nous fait un sermon sur la famille. Shrek, clown péteur est devenu un précheur maladroit. Il était une fin certes; il était temps de cela s'arrête surtout!