C’est la blague récurrente depuis trois ans : tu sais ce qu’il a réalisé Darren Lynn Bousman ? Bah, une bouse ! Ce n’est pas très futé mais cela a le mérite d’être clair : Saw 4 est un nouveau navet désespérant !
Ce sera à coup sûr le serial killer de la décennie : Jigsaw, cancéreux en bout de course qui fait comprendre la valeur de la vie avec des techniques expéditives et mortelles. Le premier Saw valait par son astucieuse mise en place et son ambiance poisseuse. On est passé ensuite à des gros nanars filmés à la catapulte.
Si le tueur disparaît dans le troisième épisode, les auteurs se sont un peu creusés les méninges pour ressusciter la franchise qui revient chaque année pour récolter de nombreux dollars. Et tant qu’il y aura un billet vert, il y aura un nouveau Saw
Jigsaw et sa complice sont morts mais ces jeux morbides continuent. Un flic tente retrouver ses potes prisonniers du fou furieux et il a une heure trente avant qu’ils se fassent zigouiller de la pire des manières.
L’intérêt de Saw 4 se limite donc aux pièges bien dégueulasses. Ca transperse, ça découpe, ça creuse et ça arrache. Tout y passe : les bras, les jambes, les têtes et le cuir chevelu ! pas besoin de s’intéresser aux personnages. De toute façon, ils vont y passer !
Saw 4 c’est de l’horreur industrielle ! Il n’y a guère d’intérêt sauf les mises à mort vraiment tordus et bien souvent ridicules. Chaque année, les auteurs trouvent la combine pour prolonger les tortures, des victimes et du spectateur. Comme dans chaque épisode, il y a un twist final qui ne surprend plus puisqu’il est attendu.
C’est basique. Le réalisateur filme cela avec une hystérie qui cache mal la pauvreté du propos et de la production. C’est joué par des acteurs de seconde zone, aussi expressifs que des passoires. Ca fait mal aux yeux et aux oreilles. Il n’y a aucune passion. C’est bête et moche. C’est du temps perdu. Finalement, c’est très déprimant !
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 02/12/2007