Pelle le Conquérant

Le festival de Cannes débute ce soir. Les paillettes. Les stars. Les prix convoités. Les soirées. L’événement fait tourner la tête. Au point que le jury décerne des palmes plus ou moins étranges. Piqûre de rappel avec Pelle Le Conquérant!

C’est l’un des mystères du festival: Bille August! Yes man, responsable de mélodrames au classicisme ennuyeux, le monsieur a tout de même deux Palmes d’or qui trônent sur sa cheminée. Ils ne sont pas nombreux à pouvoir se vanter de ce fait extraordinaire. En 1988, le Danois arrive méconnu au festival face à un jury mené par Ettore Scola.

Pelle Le Conquérant est un drame tiré d’un fameux livre, référence absolue en Suède et en Danemark. Bille August est allé chercher une autre référence importante: Max Von Sydow donc l’ombre d’Ingmar Bergman. Pourtant son film n’est qu’un drame larmoyant sans grand intérêt. Espérances. Déceptions. Nature. Des petits clichés élégants mais pauvres. On pense à une adaptation tartignolle de Princesse Sarah ou Rémi sans Famille. Trop de fêtes ont raison de la logique d’un jury où il y a tout de même ce gros allumé de George Mad Max Miller.

Dans la sélection, il y a tout de même Bird de Clint Eastwood ou Tu ne tueras Point de Krzysztof Kieślowski! Mais non, à la place, on a droit à un machin long, boueux et limite rabat joie. L’erreur est humaine mais rebelote, quelques années plus tard, August s’empare d’un scénario du grand Bergman (Les Meilleures Intentions) et réussit de nouveau à piquer la Palme d’or.

Depuis, le monsieur se compromet dans des projets européens, toujours avec de belles intentions, mais pour des résultats décevants, assommants et loin d’être conquérants!

Auteur: Pierre Loosdregt

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