Nice as fuck

Voilà un titre d’album et de groupe qui de toute façon fait le job: on est intrigué. Heureusement ca ne s’arrête pas là!

Une petite batterie et une basse sympa, cela suffit pour poser dessus une voix charmante avec des effets d’écho, sortie des années 60, qui rappelle la jolie Zooey Deschanel de She & him. Il s’agit pourtant de la voix de Jenny Lewis plus connue sous le nom de Riko Riley.

Avec la fille du batteur de Elvis Costello et la bassiste de Au Revoir Simone, Jenny Lewis s’essaie à la provocation avec ce groupe féminin au nom particulièrement provocateur. La jeune femme est une touche à tout qui tente donc de nouvelles choses sur ce disque très dépouillé mais séduisant en fin de compte.

Car avec des moyens limités, le trio réussit à créer une ambiance suave, post punk, avec des synthés et des bidouillages. Ce n’est pas froid. Au contraire, la voix de Jenny Lewis a vraiment quelque chose de rassurant et une spontanéité s’échappe des compositions qui parfois pourraient ressembler un petit délire entre copines!

On dépasse tout de même le stade de la pyjama party. L’expérience des trois musiciennes se ressent. Lo-fi, le disque a aussi de l’ambition de bien faire les choses. Elles se font un joyeux disque de punk, exécuté en 26 minutes.

C’est le genre de disque fabriqué à toute vitesse mais pas mal d’envie. L’osmose entre les trois muses s’entend tout de même. Elles épurent leur style à l’extrême mais cela donne un ensemble parfaitement identifiable de chansons à la douceur âpre, urbaine et presque poétique. C’est étrange. Ca ne vaut pas une partie de jambes en l’air mais ca peut vous faire rougir les oreilles. C’est déjà bien!

Love Way – 2016

Auteur: Pierre Loosdregt

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