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Vendredi 25 Mai 2012Art-scène

 mon amour

mon amour

Christian RIZZO et L’ASSOCIATION FRAGILE

du 11 au 14 mars THEATRE DE LA VILLE 2 place du Châtelet Paris 4 RENSEIGNEMENTS : tél : 01 42 74 22 77 www.theatredelaville-paris.com

Et ta critique ?




Christian Rizzo propose un spectacle entre déclamation de texte et danse laborieuse. Beaucoup d’artifice pour peu d’émotion.

Encapuchonnés, stoïques, de dos, ils se balancent comme pour marquer le rythme d’une musique électronique diffuse. Ils fléchissent tout simplement les genoux, entourés de brouillard, comme s’ils attendaient un bus au petit matin, ne pouvant réfréner de légers mouvements à l’écoute des rythmes émanant d’une boîte de nuit toute proche.

Ce début est assez prometteur : il évoque la solitude, il est d’une simplicité épurée et belle.

Malheureusement la suite n’est pas à la hauteur. Les corps ne se délient pas, on sent que les danseurs comptent méticuleusement leurs mouvements et qu’ils ne se laissent pas aller, qu’ils ne lâchent pas la bride de leur corps. Pas de virtuosité donc, mais au contraire un effort visible. Les moments dansés sont de toute façon rares, les danseurs se contentant la majeure partie du temps de déménager des plantes, comme s’ils ne cessaient de mettre en place le décor, comme s’ils tâtonnaient inlassablement.

La musique, au départ répétitive mais entêtante, évolue vers un bruit totalement saturé et difficilement supportable.

De même, le texte déclamé, en anglais, par Mark Tompkins tourne à la déclamation ridicule à force d’être verbeuse. La voix, au départ charmante, devient pénible. Le texte est indéniablement intéressant et poétique mais le comprendre nécessiterait un sacré niveau de maîtrise de la langue anglaise. Au final, il faut donc soit renoncer au texte, soit renoncer à regarder ce qui se passe sur scène (c’est-à-dire pas grand-chose !) pour tenter de lire la traduction.

Bref, quoi qu’il arrive tout semble trop compliqué pour être apprécié, et le spectacle, qui démarre dans la simplicité, se vautre rapidement dans une complexité prétentieuse, fade, et d’une longueur pénible !


Thibault Dablemont

© Etat-critique.com - 23/03/2008