Miss Peregrine et les enfants Particuliers

Tim Burton est de retour. Quel plaisir non dissimulé de le retrouver après deux films plus ou moins réussis (Alice et Big Eyes). Il s’était légèrement perdu. Il gérait son patrimoine. N’ayons pas peur de le reconnaitre même s’il y a eu l’exquis Dark Shadows entre les deux films. Mais là, c’est bien lui!

Miss Peregrine est un conte crescendo où Tim Burton fait appel à sa mémoire. Comme s’il voulait retrouver sa boucle créative et fantasque qui a fait de lui un réalisateur tout à fait à part, même quand il paresse. Il recycle mais cette fois ci avec passion. Le film est impressionnant car il est le seul qui, jusqu’à présent, rend hommage à toute sa filmographie.

On aperçoit au détour de chaque pouvoir particulier, un petit bout de Mister Burton. On reconnait Jack, Edward, Beetljuice et même les Martiens de Mars Attacks dans une scène complètement délirante sur fond de musique techno. On devine un écho avec Dark Shadows, Noces Funèbres, Alice, Sweeney Todd ou Sleepy Hollow. Il ne manquerait qu’à l’appel Batman, référence plus difficile à placer. Il y a bien une aile de chauve souris…

Pourtant le film se rapproche le plus de Big Fish, tant dans sa narration que dans son contenu: l’enfant rêveur qui part explorer et vérifier les dires de son grand père qui avait pour habitude de lui conter son enfance auprès de ces enfants particuliers.

Il est vrai que lorsque l’on sort de cet univers pour reprendre le chemin de la réalité, l’envie d’y retourner est irrémédiable. Ne serait ce que pour retrouver Eva Green, absolument délicieuse dans son costume sur mesure et sa chevelure digne d’un défilé d’outre tombe.

Il n’y a pas grand chose de nouveau. Ce n’est peut être pas le meilleur Burton mais il a su innover et se renouveler tout en gardant cette fois ci la magie et la poésie. Pas uniquement l’esthétisme. Je finis comme le film se termine: en fredonnant une chanson de Florence & the machine qui si je ne m’abuse porte un tatouage d’oiseau en cage. Alors coincidence? Je ne pense pas. Disons que la boucle est bouclée.

AVIS AUX AMATEURS

Avec Eva Green, Samuel Jackson, Asa Butterfield et Judi Dench – 20th Century Fox – 7 octobre 2016 – 2h05

Auteur: Camille Joanny

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