Matin et soir, Jon Fosse, La Tempête

L’histoire désespérément banale mais profondément touchante d’un homme au matin puis au soir de sa vie.

 

L’écriture de Jon Fosse est simple, minimale et répétitive. Elle est aussi à progression lente, comme si elle attendait l’attention totale de tous ses lecteurs, ici spectateurs, mais peu à peu sa lenteur se transforme en force, en dignité.

En effet, Matin et Soir, en ce moment sur la scène de la Tempête dans le superbe ensemble théâtral réunissant la Cartoucherie, le Théâtre du Soleil et l’Aquarium en pleine nature, dans le bois de Vincennes, surprend ; car malgré une écriture lourde, presque pesante parfois, la magie opère, et au-delà des dialogues qui, pris séparément seraient d’une banalité attristante, une atmosphère naît et celle-ci est onirique, poétique, presque spirituelle.

Grâce à des mise en scène, scénographie et lumières magnifiques, œuvres de Jacques Lassalle, Catherine Rankl et Gilles David, et aux impressionnantes prestations de Jean-Claude Frissung et de Rodolfo de Souza, dont les talents sont éclatants, on se laisse emporter et toucher par une profonde humanité.

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jusqu’au 12 octobre

Au Théâtre de la Tempête,

Mise en scène de Jacques Lassalle

Avec Julien Bal, Cécile Bouillot, Grétel Delattre, Rodolfo de Souza, Jean-Claude Frissung et Agnès Galan

 

 

Auteur: Louise D.

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