Live with the Edmonton Symphony

Etat Critique voyage dans le temps pour célébrer l’été. On a fouillé dans les disques les plus évaporés du rock anglais et on a trouvé cette chose épatante qui sent bon le patchouli et les pattes d’ef’!

Procol Harum a écrit un chef d’oeuvre du rock: A whiter shade of pale. Un tube qui deviendra un calvaire pour ce groupe anglais né en 1967. Ce hit contient toute la saveur de ce groupe un peu oublié par l’Histoire: un rock baigné dans la musique classique.

A leurs débuts, Gary Brooker et ses camarades sont des amateurs de classique et apprécie beaucoup l’ampleur des orgues et des instruments ancestraux. Pourtant ce sont bien des jeunes de leur époque. Ils savent écrire des chansons entêtantes et délicieusement pop!

En 1972, Procol Harum rame un peu pour arriver au sommet des charts. Le groupe pourrait être le groupe que d’une seule chanson. Pourtant l’album Salty Dog est une merveille de lyrisme. Brooker a une voix incroyable et les compositions sont d’une richesse qui grandit à chaque écoute.

Mais ca ne marche pas très bien. Le public est un peu frileux avec Procol Harum. Alors le groupe va jusqu’au bout de son idée: mélanger au maximum le classique et le rock. Il s’invite auprès d’un orchestre symphonique canadien. Ensemble ils reprennent quelques morceaux du groupe. L’emphase secoue la planète rock.

Car derrière les tambours et les cordes, la mélodie des chansons de Procol Harum explose comme une évidence. Dans la version rééditée de ce sixième album (40 ans de longévité fêtés par une version remasterisée des disques), Elton John avoue son admiration pour Procol Harum. Jimmy Page les trouve « very cool ».

Cet album sera un grand succès de l’année 1972. Les envolées sont incroyables. Depuis on a fait mieux mais l’expérimentation est sensible et offre de fortes émotions aux rockers et les musiciens classiques. La jubilation se ressent dans chaque chanson.

Au fil des titres, les musiciens sont de plus en plus à l’aise avec cette cohabitation. Cela aboutit à un final grandiose, dix huit minutes théâtrales et épiques.  la pop résiste à l’imposante formation. La démesure n’est pas grand-guignolesque. On a l’impression que Procol Harum découvre un style qui sera largement repris par la suite. Ce disque est un vestige dépoussiéré et fascinant!

Auteur: Pierre Loosdregt

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