Letters kept to ourselves

Cela commence avec une guitare gratouillée et une petite voix masculine qui sort à peine de l’adolescence. Très mignon tout cela puis intervient une voix féminime, claire et imposante. C’était inoffensif, cela devient sacrément costaud lorsque le féminin se mêle au masculin, pour une fois plus faible. Pourtant on est bien dans un monde de bisounours folkeux!

C’est encore une histoire de famille. Dans la folk music, c’est presque un réflexe. On est drôlement bien en famille. On apprend effectivement à gratouiller de jolis instruments en bois, on se promène ensemble dans la forêt, on se raconte des histoires…

Il s’agit donc ici d’un frère et d’une soeur. Ryan et Kaylee Williams. De Santa Cruz. L’union fait la force et cela s’entend dans ce premier opus élégiaque, d’une subtilité délicate et qui prouve que les Américains sont capables de tendresse. C’est un album très beau et très doux.

Leurs voix caressent l’auditeur. On se sent parti à la campagne en les écoutant. Les harmonies vocales nous transportent. On pense à Civil Wars et même des choses plus populaires comme une version frangin frangine de Mumfords & sons ou les Lumineers.

A la fin, on se sent être une personne saine dans un corps sain. C’est une bouffée d’airs frais. Des ritournelles jolies comme tout et parfaitement interprétées, entre espièglerie familiale et professionnalisme typiquement américain. En tout cas, c’est un petit bonheur de douceur et dans notre monde de brutes, ca fait du bien!

Auteur: Pierre Loosdregt

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