Les Petites Chéries

Le film du samedi soir : petit rendez vous pour les amoureux du cinéma qui détend et qui pourrait même rendre un peu bête. Amis du plaisir coupable, soyez les bienvenus dans cette nouvelle chronique.

Et pour bien commencer, je vous invite à retourner dans votre douce adolescence, ce moment crucial où les hommes ont la voix qui mue et les filles s’affolent devant le moindre mâle qui a plus de deux poils sur le torse.

Gros succès aux Etats Unis, Les Petites Chéries rappellent que les adolescents à une époque ne faisaient pas peur aux plus grands. Ils ne voulaient pas partir en Syrie. Ils ne préparent pas un massacre dans leur lycée ! Non, les adolescents des années 70 veulent juste s’amuser dans de jolies colonies de vacances.

Maintenant ce genre d’endroit n’est connu que lorsqu’il s’y passe un drame : ici le grand malheur, c’est d’être encore vierge ! Bah oui , c’est inconcevable. Que vous soyez une petite fille de prolo ou une bécasse de la bourgeoisie wasp. A 15 ans, il faut dire adieu à ses petites habitudes de filles modèles et devenir une femme, une vraie, qui  s’émancipe et qui n’a pas peur du loup !

Le film de Ron Maxwell raconte donc la rivalité entre Ferris et Angel pour appâter les beaux mecs durant leur séjour au bord de l’eau dans de jolis cabanons peuplés de donzelles excitées et d’animateurs forcément dépassés.

C’est American Pie avant l’heure, avec une pointe de féminité, un peu de psychologie et pas mal de liberté. C’est hilarant de voir la description du monde adolescent qui bien entendu ne veut pas faire dans le trash à la Larry Clark ou dans l’élégiaque à la façon de Gus Van Sant. Le film brille par sa petite cruauté autour du thème obligatoire du passage à l’âge adulte. Les niaiseries des niaiseuses ne sont pas anodines que ça.

Mais pas de moralisme ici. Ce qui compte ce sont les looks et les blagues. Vous ne vous remettrez pas de ces canons de beauté que sont à cette époque,  le gringalet Matt Dillon et le viril Armand Assante. Leurs coupes de cheveux peuvent rentrer dans la légende capillaire du cinéma.

Le style est délicieusement marqué. Les blagues sont bien régressives et on finit le film en sifflotant du Pierre Perret. Puisque l’on vous dit qu’ici on célèbre le cinéma qui rend un peu bêbête…

Avec Tatum O’Neal, Christy McNichol, Matt Dillon et Armand Assante – 1980 – 1h35

Auteur: Le Z au Top

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