Les Morts Perdent Toujours Leurs Chaussures

Pour certains, « un bon journaliste est un journaliste mort ». Pour Juan Bermudez, un bon journaliste est un journaliste qui va au bout des choses.

Et c’est ce qu’il va faire lorsque son collègue Sebastian Murillo va être assassiné (même si la police soutient le contraire) pour avoir voulu enquêter sur une étrange course poursuite entre la police et des brigands qui s’est terminée dans un bain de sang.

« Une fusillade de première, vieux ! Aucun rescapé ! ça c’est terminé avec la bagnole sur le toit dans le canal. Comme au cinéma ! ». Bermudez va remuer ciel et terre (plutôt la boue de la corruption ordinaire) et, aidé de drôles d’amis d’un passé pas si révolu que ça, aller au bout de son enquête.

Le début de ce roman frappe par ses phrases courtes et sèches, une économie de mot qui donne tout son rythme au livre. Dans la deuxième partie, l’auteur change de ton, les souvenirs de Bermudez remontent à la surface et font perdre la concision du début (mais cela colle parfaitement avec les orientations que l’auteur a voulu donner à l’histoire). La fin, particulièrement noire, est musclée et ciselée, comme sait le faire Raul Argemi (pour ceux qui auraient manqué son premier livre traduit chez Rivages, il est temps de se rattraper), et récupère l’ensemble de cet auteur à suivre assurément.

330 pages – Rivages/Noir

Auteur: Pierre Loosdregt

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