Le Labyrinthe: La Terre Brûlée

Une nouvelle adaptation d’un roman à succès pour adolescents, Le Labyrinthe a réussi à faire la différence dans un premier film assez cruel. La suite est plus classique mais n’oublie pas sa mission: divertir!

Ce qui plaisait beaucoup dans le premier épisode du Labyrinthe, c’était l’aspect Sa Majesté des Mouches, avec des adolescents livrés à eux mêmes, coincés dans un labyrinthe peuplé de mille et un dangers. Une série B astucieuse, assez déroutante en assumant la violence qui habitait les gamins. Ce n’était pas Battle Royale, le chef d’oeuvre en la matière, mais il y avait quelque chose de dérangeant dans cette énième adaptation d’un livre de science fiction pour adolescents.

Plus mature qu’Hunger Games ou Divergente, Le labyrinthe se perd un peu cette fois ci sur des sentiers battus puisque notre bande de jeunes sortie du Labyrinthe découvre un danger plus grand: une puissance militaro-pharmaceutique qui s’intéresse au sang des ados pour y découvrir un vaccin contre une maladie qui transforme l’humanité en zombies dégénérés. Les petits rats de laboratoire se révoltent alors contre la dictature injuste et son aveugle violence.

Comme dans l’épisode précédent, notre jeune héros et ses valeureux amis courent. Ils veulent s’enfuir de ce cauchemar mais ils doivent de nouveau affronter toute une nouvelle gamme de dangers, entre adultes ambigus, infectés rapides ou décors apocalyptiques en très mauvais état!

Wes Ball, déjà aux commandes du premier film, réalise cela comme un serial avec des rebondissements et des poursuites toutes les dix minutes. Il a le mérite de trouver toujours une approche différente pour son concept assez simple: le héros doit courir sans arrêt (le titre en anglais c’est Maze Runner).

Mais ce n’est jamais un film d’aventures épuisant ou épuisé! C’est une série B rythmée, un peu moins timoré que d’habitude, où l’on s’amuse aussi à retrouver des seconds couteaux passés sous le radar depuis quelques temps: on reconnait donc l’excellent Giancarlo Esposito, le sombre Barry Pepper, le ricanant Alan Tudyk ou les parfaites Lili Taylor et Patricia Clarkson.Mésestimés à Hollywood, ils chaperonnent idéalement des jeunes comédiens un peu fades mais plus convaincants que dans d’autres produits du genre, très à la mode au box office actuel.

Sans grande surprise, cette suite a le mérite de jouer la carte du décalage léger. Ce n’est pas grand chose mais bien assez pour apprécier cette course sans fin qui devrait quand même avoir un chapitre prochainement. Sinon on va vite s’essouffler!

Avec Dylan O’Brien, Ki Hong Lee, Kaya Scodelario et Thomas Brodas Sangster – 20th Century Fox – 7 octobre 2015 – 2h10

Auteur: Pierre Loosdregt

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