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Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

la merditude des choses

la merditude des choses

Felix VAN GROENINGEN

Aevc Johan Heldenbergh, koen de Graeve et Pauline Grossen - Mk2 diffusion - 30 décembre 2009 - 1h48

Les commentaires

Nico Lejeune

Le 22/01/2010

et t'as fait exprès de passer de Bright Star à La Merditude des choses ? Ca a du te changer, non ?

Et ta critique ?




Affreux, sales, méchants et flamands!


Adapté d'un roman à succès chez nos voisins flamands et néerlandais, La merditude des choses a de quoi surprendre: c'est le festival de la bétise et du mauvais goût durant presque deux heures.

Il faut s'accrocher: vous allez avoir droit à de la bonne biture, de la baston de poivrots et des gros morceaux de vomi! C'est l'immersion totale dans la misère humaine. La cour des miracles avec une forte odeur de Valstar.

C'est en tout cas ce qui compose le passé d'un jeune écrivain, Gunther Strobbe. Adolescent il vit chez sa grand mère, avec son père, alcoolo moustachu et ses trois oncles, tous aussi abrutis les uns que les autres. Ils vouent tous un culte à la binouze à bon marché, les gonzesses faciles et Roy Orbinson.

Difficile de se construire entre ces gugusses. Et difficile pour le spectateur de supporter leur violente connerie. Pour une maman aimante, on a droit à des Dalton flamands aussi stupides que cirrhotiques.

Pathétiques, ils survivent entre les beuveries et les blagues gras du bide. Au milieu, le petit Gunther fait quelques tentatives pour s'affirmer. Le livre de Dimitri Verhulst suggérait: le film montre. Heureusement il le fait avec un humour typiquement belge.

Groland à coté, c'est le royaume d'Andorre. Cette famille est aussi tragique et pathétique qu'elle peut nous faire rire par son goût pour l'anarchie la plus débridée.

Marginaux, les Strobbe ont un sens de la famille aigu, parfois idiot mais de temps en temps touchant. Une certaine dignité finit par percer de ce tableau réaliste!

Après, il ne faut pas que les fins de soirée qui finissent mal vous rebutent. Il faut apprécier les fringues vendues au kilo. Il faut aimer les toilettes dehors. Bref, La merditude des choses ne fait pas dans la dentelle. Et pourtant cette cuite belge possède une sincérité qui fait plaisir et excuse les pires excès. Drôle de film! Entre rires et nausées...



Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 20/01/2010