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Vendredi 25 Mai 2012Musique

 l'usure des lueurs

l'usure des lueurs

. NECTAR LA NUIT

(Autoproduction - 2007)

Les commentaires

Le Jardin des Arts

Le 24/01/2008

Quel bonheur de lire ce texte qui vous touche de si près.
J'ai tellement apprécié de vous découvrir à Toulouse et de prolonger la rencontre à travers vos deux CD.
Bonne Route à vous!
Mireille Racine

remy

Le 25/01/2008

CD super...équilibré,tranquillemzent cadencé avec la voix de Julien .j'ai aimé . de l'autre côté surtout .
il faut continuer .
R.PUYUELO

Et ta critique ?




Entrez dans les engrenages de Nectar la nuit. L’usure des lueurs, leur deuxième album, est une autoproduction qui mérite le détour. Une chanson française électro-acoustique poétique et sincère.


L’usure des lueurs
ou lueurs de l’usure. Le titre résonne en miroir. L’usure, lueurs, anagramme pour une musique lumineuse qui avance au rythme d’une mécanique bien huilée.  A trois, Carole Fablet à la guitare et aux chœurs, Mathias Barnarroux à la basse, Julien Eynard au chant, aux guitares, aux chœurs, à l’harmonica et au banjo, le groupe parvient à nous entraîner dans une ballade électro acoustique plus qu’agréable.

Les ingrédients sont connus mais efficaces et parfaitement utilisés. Les chants à la tierce, les voix doublées et triplées sur des arpèges folks pourraient même devenir la marque de fabrique du groupe. Les voix masculines mêlées à celle de Carole font mouche à chaque apparition. Une couleur vocale assumée, souvent absente des nouvelles productions de chanson française qu’on prend plaisir à retrouver ici.

La voix lead de Julien impose une douceur cadencée bienveillante qui enchante dans « Tu attends ». Harmonica et basse plus appuyée. On en vient presque à regretter la fin du morceau au bout des 3 minutes 50. Et on se plait à imaginer ce que le morceau donnerait avec un relais sur la voix féminine en voix lead… Tiens c’est vrai ça, pourquoi pas un petit couplet à Carole ?...

Pas question ici d’en mettre plein la vue, la sincérité et la simplicité de ce trio acoustique mettent en avant des arrangements fondés sur de l’instrumental. Pas d’électro ou de fioriture. Une volonté certaine pour se rapprocher des versions concerts des chansons. Seul « Tailler des larmes » laisse entendre des bruits belliqueux en intro.

L’inconvénient de cette rare qualité est de ne pas toujours permettre d’entendre distinctement tous les textes, car si l’oreille est attirée par les notes et que le pied bat en rythme sans hésitation, les 38 minutes de musique ont du mal à laisser dans la tête des textes pourtant écrits avec talent. La lecture du livret vous étonnera, des mots de jeux pour jeux de mots qui méritent une attention particulière.

Qu’importe, sur les douze titres, l’émouvant « De l’autre côté », avec un clin d’œil à « All of me » à la guitare jazz, ou encore le très réussi « So Many », en franglais, sont des titres qui s’écoutent et se réécoutent en boucle avec un plaisir évident. Une poésie musicale qui vous séduira inévitablement.

Cet album laisse déjà entendre ce que les chansons pourraient donner en concert. A découvrir sur scène ou en album. A soutenir !


Sébastien Mounié

© Etat-critique.com - 22/01/2008