Kingsman: Services Secrets

Petit lexique de l’agent secret typiquement british, Kingsman Services Secrets part un peu dans tous les sens mais fait franchement plaisir.

Ancien producteur des premiers films de Guy Ritchie, Matthew Vaughn a conservé dans sa filmographie, une énergie assez incroyable et un goût pour la stylisation à outrance assez jubilatoire. Anglais, après un passage par les X Men, il revient dans son pays pour s’essayer à un genre du cru: le film d’espionnage!

James Bond, Flint, Austin Powers, ils sont tous mélangés ici pour donner naissance à un nouvel espion: le Kingsman. Un agent secret encore plus secret que secret. Loin des lois et de la politique. Un groupe d’espions qui se prennent pour des chevaliers des temps modernes.

C’est ainsi que les Kingsmen voient leur mission. Harry Hart est l’un d’eux. Il recrute un jeune lads, paumé et pourtant doué, fils d’un collègue mort en mission, qui va devoir sauver le monde d’un milliardaire aux idées dangereuses…

Parodique, Matthew Vaughn traite néanmoins son sujet avec beaucoup de respect, à l’image d’un Colin Firth, classe et impeccable en agent secret en tweed! Il envisage son film comme un hommage au genre britannique: tout est dans le détail. C’est qui rend le spectacle ludique et rafraîchissant. Comme un tailleur, le réalisateur s’applique à réaliser une oeuvre avec sérieux et passion.

L’auteur de Layer Cake aime les ruptures de ton et elles sont nombreuses ici. Certaines sont déroutantes par exemple avec des excès de violence qui pourraient être dans la série Walking Dead (et une scène d’anthologie dans une église remplis de crétins fondamentalistes). C’est plutôt incorrect car Vaughn rebondit sur tous les styles avec une décontraction qui en effet peut rappeler Tarantino.

Mais ce n’est pas un ersatz du film cool. Comédie, Kingsman se moque aussi du monde qui l’entoure et tend un discours social inattendu, qui finit même pour le héros par une proposition de cul par une Reine scandinave très cochonne. Au propre comme au figuré, le film est parfois un feu d’artifice!

C’est à ses manières que l’on peut juger un homme dit Harry Hart. On peut juger d’une bonne opinion, ce film qui ne se prend pas au sérieux mais qui défend avec honneur la série B divertissante et intelligente! Plus qu’un pur roduit d’entertainment, une noble attitude.

Avec Colin Firth, Taron Egerton, Michael Caine et Mark Strong – 20th Century Fox – 18 février 2015 – 2h

Auteur: Pierre Loosdregt

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