Inferno

Troisième adaptation de l’oeuvre de Dan Brown… trois polar en pantoufles pour Tom Hanks et Ron Howard. Heureusement il y a les beaux yeux de Felicity Jones.

Car la jeune femme est d’une beauté diaphane et d’une force assez incroyable. Elle subjugue en quelques plans. Je pense qu’on tomberait sous le charme même si elle jouait une chasuble de curé. En tout cas, elle est la seule chose précieuse, voir religieuse, dans Inferno, infernal nanar qui fait quand même bien rigoler.

Car il rappelle l’inégalité du cinéaste Ron Howard, capable de chefs d’oeuvre discrets (Portrait d’une famille moderne, Le Journal, Rush) comme de gros navets coûteux ( Bah Da Vinci Code, Anges et Démons). Cet homme peut rivaliser avec les géants d’Hollywood comme Spielberg ou Eastwood. Puis c’est la rechute: ses débuts chez Roger Corman, pape de la série Z, a visiblement beaucoup marqué ses choix artistiques.

Brillant technicien, il peut donc accoucher de films indignes donc plutôt amusants. Ils sont réalisés avec le plus grand sérieux d’un studio hollywoodien alors que le scénario ne vaut pas mieux qu’un direct-to-video avec un type qui a joué un troisième rôle dans un film Marvel!

Avec les adaptations de Dan Brown, roi du roman de gare, Howard se plante dans les grandes largeurs! Ca marche à la lecture: beaucoup moins bien quand il s’agit cinéma. Le principe est simple: Tom Hanks court. Il s’arrête pour découvrir des symboles. Des méchants le poursuivent. Une fille court avec lui (ici donc la très belle Felicity Jones). D’un symbole à l’autre, il découvre un complot mondial et des secrets inavouables. A la fin, il est fatigué et nous aussi, tellement les dialogues nous font découvrir de très vaporeuses théories.

Au troisième épisode, les ficelles sont devenues des troncs d’arbre et on est juste ravi de visiter Florence, Venise et Istanbul. Les offices du tourisme de ces villes là n’ont plus de boulot à faire: c’est très joli tout ça! Moins glorieux le casting, entre un Omar Sy qui tente de ne pas rire et un Tom Hanks qui en a assez de courir et qui tourne de l’oeil sans arrêt dans cet opus où il a perdu la mémoire.

On veut oublier ce nouveau nanar dans la filmographie de Ron Howard, auteur attachant et cinéaste vraiment plus intéressant que ce polar ésotérique ridicule…. donc rigolo!

Avec Tom Hanks, Felicity Jones, Omar Sy et Ben Foster – Sony – 9 novembre 2016 – 2h02

Auteur: Pierre Loosdregt

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