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Vendredi 25 Mai 2012Art-scène

 elles-at-beaubourg

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Centre POMPIDOU

jusqu’au 24 mai 2010 Centre Pompidou

Et ta critique ?




 

L’expo dédiée aux artistes femmes, du début du XXe siècle à aujourd’hui, se poursuit.

Quelques coups de cœur vus ici et là.

 

Après une première visite il y a plusieurs mois, Etat Critique est donc revenu au Centre Pompidou où plus de 500 œuvres de 200 artistes illustrent un courant qui ne se veut pas féministe, mais fait honneur à la femme.

 

Il serait osé de s’aventurer dans une description générale de cette exposition. A l’image de sa durée (un an), il y aurait des longueurs. Quasiment pas d’art contemporain « foutage de gueule », si ce n’est cette croix rouge sur fond blanc dont l'artiste ne mérite pas d'être nommé ; les perspectives de réflexion ne manquent pas. Un siècle d’art, ça forge forcément les esprits.


Niki de Saint Phalle, qui appartient au Nouveau réalisme, présente des oeuvres denses et belles. La Mariée ou Eva Maria (1963) répond parfaitement à ce courant né en 1960 consistant à collecter et assembler des fragments de l’environnement urbain quotidien. En réponse à la société de consommation, une femme tout de blanc vêtue à la robe disproportionnée a le sourire, avec son bouquet… composé.


La provocatrice Orlan fait réagir avec sa célèbre vidéo du Baiser à 5 francs. En 1977, l’artiste avait scandalisé à la FIAC de Paris en bradant ses lèvres : son corps, transformé en distributeur automatique représentant "la mère, la pute et l'artiste". On la voit ensuite se rouler au pied de personnes choquées. Exquis aussi le fait de regarder les visages interloqués de certains spectateurs.


Annette Messager répond joliment à la dimension tribale. Les Piques (1992-93) s’imposent le long de ce mur blanc, où trônent au bout de chacun d’eux une image, un objet décoratif ou encore un soutien-gorge.


Après plus de deux heures à déambuler, un sentiment général de Elles@Beaubourg me parcourt : la majorité des œuvres ne transpirent pas la féminité. Une impression logique qui démontre que l’art est intrinsèquement asexué quand il n’a pas de force revendicative.


Thomas Delavergne

© Etat-critique.com - 29/01/2010