Du goudron et des plumes

Comme Riad Sattouf ou Joann Sfarr, Pascal Rabaté est d’abord un dessinateur. Il a un style. Il a une plume. Il a de l’humour. Son premier essai au cinéma, Les Petits Ruisseaux, est une adaptation d’une de ses oeuvres. Parce que le cinéma est un art différent, on lui excusait ses maladresses.

Le scepticisme est de rigueur pour son second film, Du goudron et des Plumes. Il ne mérite pas cette punition mais Pascal Rabaté a du mal à échapper aux conventions de la comédie sociale et humaniste. Alors, on aimera son casting soigné avec le trop rare Sami Bouajila et la trop séduisante Isabelle Carré.

On appréciera sa vision drôle et un peu excentrique de la famille. Mais on a bien du mal avec une production un peu légère et une réalisation assez platounette. Le film aurait pu être un téléfilm régional. Le coté champêtre a des bons cotés mais tout est un peu lâche, mal maîtrisé, comme si tout le monde était en vacances du coté de Montauban!

Pourtant on devine la passion des petites gens de la part de Rabaté. L’humanisme est réel mais il est moins convaincant que sur le papier. Le changement de support est vraiment dur pour le dessinateur. L’histoire est beaucoup trop sage ou prévisible. La torpeur peut mener à l’ennui…

Avec Sami Bouajila, Isabelle Carré, Daniel Prevost et Zinedine Soualem – Ad Vitam – 9 juillet 2014 – 1h30

Auteur: Pierre Loosdregt

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