Crimson Peak

Une vieille batisse perdu dans la morne campagne anglaise. Un frère volubile et une sœur mystérieuse. Une jeune femme qui rentre en contact avec des fantômes. Bienvenue dans la maison hantée de Guillermo del Toro.

Le réalisateur de L’Echine du Diable s’était beaucoup amusé dans son dernier film, le coloré Pacific Rim. Des gros robots décollaient des droites à des immenses créatures baveuses. Ce blockbuster avait un grand mérite : changer nos habitudes de consommateurs nourris par Hollywood et ses crétineries de l’été !

Cette fois-ci, il revient à un sujet beaucoup moins spectaculaire : le film d’horreur à l’ancienne. Del Toro fabrique donc sa maison hantée de toute pièce. Il emprunte les plans à une toute une frange du cinéma de genre européen des années 60 et aux grands classiques gothiques. L’homme a toujours eu bon goût. Crimson Peak a fière allure avec sa bâtisse qui s’enfonce lentement sur un terrain d’argile rouge, du plus bel effet.

Il met dedans un couple étrange. Un frère et une sœur. Le premier est un joli cœur aux yeux clairs. La seconde est une pianiste peu loquace. Entre les deux il place une pauvre jeune fille innocente et très riche.

La jeune Américaine découvre l’austérité dans laquelle vit le couple britannique et se demande si son récent mari ne cacherait pas de lourds secrets…

Cette dernière voit des fantômes et ces derniers foutent d’abord les chocottes ! Del Toro a toujours défendu ses créatures bizarres, effrayantes et mêmes monstrueuses. Ce sont plutôt des Hommes dont il faut se méfier ! Leur perversité inquiète réellement l’auteur du Labyrinthe de Pan.

C’est la faiblesse de Crimson Peak. Si on connait un peu l’univers du cinéaste, on n’est pas du tout surpris ou même effrayé. Ce qui est un peu un comble lorsqu’on veut faire dans l’épouvante à l’ancienne.

C’est très beau. Del Toro est un élégant conteur, évitant bien souvent la facilité. Le manoir est magnifique. Les costumes et l’ambiance font le reste.

Hélas, son film ne fonctionne qu’à certains moments. La vraie terreur vient de l’interprétation de Jessica Chastain, véritable furie. Mais ça ne suffit pas. On n’est pas loin de l’ennui poli.

Même pas peur !

Avec Mia Wasikowska, Tom Hiddleston, Jessica Chastain et Charlie Hunnam – Universal – 14 octobre 2015 – 2h

Auteur: Le Z au Top

Partager cette chronique sur

Submit a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

? *
Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.

IP Blocking Protection is enabled by IP Address Blocker from LionScripts.com.