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Oulipolisson!

cette fois-ci même les enfants en profitent !

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 Les Divalala, Femme Femme Femme, théâtre Trévise
Nov25

 Les Divalala, Femme Femme Femme, théâtre Trévise

Vous croyiez la variété française dépassée par les tubes internationaux?

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Barber Quartet shop, Archipel

Plein d’humour et d’une grande qualité musicale, ce quartet original fait le show. Un vrai régal pour un public barbu ou imberbe de 7 à 77 ans.

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Duo sur Nougaro, les demi-frères, Archipel
Nov07

Duo sur Nougaro, les demi-frères, Archipel

Spectacle d’humour musical autour du grand nom de la variété française jazzy : Claude Nougaro.

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La voix humaine, La Dame de Monte-Carlo, Jean Cocteau, Francis Poulenc, Poche Montparnasse
Juin10

La voix humaine, La Dame de Monte-Carlo, Jean Cocteau, Francis Poulenc, Poche Montparnasse

La Dame de Monte-Carlo : Une femme vient de perdre sa fortune au casino. Elle décide de se suicider en se noyant dans la Méditerranée. La voix humaine : Seule, dans une chambre, une femme téléphone à son amant qui lui annonce leur rupture et son intention d’en épouser une autre. Dévastée par le chagrin, elle se raccroche au téléphone, coupé par des interférences extérieures. Un seul personnage, un long monologue, pas d’action. A peine une suite de phrases, parfois inachevées, entrecoupées de cris, et au cours desquelles l’essentiel n’est jamais dit : en un mot, un langage téléphonique, mais d’une incroyable force dramatique. L’arrière-fond est quant à lui psychologique, émotionnel et affectif. Aussi, traduire musicalement tout ce que les paroles dissimulent, c’est certainement ce qui séduit autant le spectateur. Cette tragédie lyrique est magistralement mise en scène et orchestrée. C’est une suite de séquences, de phrases : il y a celle du souvenir, celle du mensonge, celle du suicide manqué. Jean-Christophe Rigaud ponctue chacune de ces phrases comme des segments musicaux ayant chacun sa personnalité propre. L’œuvre baigne dans une atmosphère intense et lyrique. L’interprétation de Caroline Casadesus exprime toute la force du texte et de ces phrases, exacerbant à la fois le pathétique et le déchirant de ce monologue. À travers les non-dits et un moyen de communication défaillant, la pièce présente une rupture amoureuse difficile, dans laquelle le téléphone devient le protagoniste d’un drame sentimental. Comment réussir à maintenir l’intérêt durant ce long monologue d’une femme délaissée par son amant qu’elle essaie de reconquérir dans une conversation téléphonique perturbée par des incidents techniques ? Jean-Christophe Rigaud laisse la voix à découvert. Aussi, le piano assure le rôle de l’amant absent en suggérant la teneur de ses réponses qui ponctuent le récitatif tourmenté de l’héroïne : La sonnette du téléphone retentit. Elle lui raconte sa soirée de la veille, son mal de tête, son déjeuner, ses courses. Il fait mine de raccrocher mais elle continue, lui indique qu’il peut venir chercher ses affaires quand il le souhaite, l’empêche de s’excuser. Elle endosse « C’est moi qui suis stupide » et le couvre de compliments, « Tu es gentil », « Je ne me croyais pas si forte » et se défend de jouer la comédie, de prendre sur elle. « Je n’ai pas la voix d’une personne qui cache quelque chose ». « J’ai décidé d’avoir du courage, j’ai ce que je mérite », « Tout est ma faute ». La ligne ne fonctionne plus, « C’est drôle parce que moi, je t’entends comme si tu étais dans la chambre…Allô, Allô ! (…) Allons bon maintenant, c’est...

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Siestes acoustiques et littéraires Colibris, Bastien Lallemant, Maison de la Poésie
Avr19

Siestes acoustiques et littéraires Colibris, Bastien Lallemant, Maison de la Poésie

    Poésie et musique aussi engagée qu’enchantée. Le tout, allongé. Un plaisir intense ! A la Maison de la poésie, on n’est pas au bout de ses surprises. Ce dimanche, petits et grands prennent place sur la scène. Devant les instruments, chacun est invité à s’allonger. Oreiller sous la tête, les visages se détendent, les corps s’étirent, les esprits se prélassent. Entre un univers à la Léonard Cohen, des contes créés la veille où l’on croise des loutres, des scarabées et des attachés case, on part loin. Très loin. Dans l’esprit des colibris, la sieste invite à ralentir le rythme, à renouer avec la terre, avec ses sens. On retrouve l’intériorité militante du film documentaire En quête de sens. Marc de la Médadière au micro nous transporte dans une histoire pour reprendre confiance en soi. Dans l’obscurité, les sens sont chamboulés. D’où provient ce son si étrange ? D’une bouche ? D’un instrument de musique ? Nul ne sait, les yeux fermés. La guitare de Seb Martel et le violoncelle de Maëva Le Berre apaisent. Les voix elles-mêmes sont un instrument d’où sortent des mots chantants. Dans une langue simple et élégante : « Le soleil et la lune : Deux astres amoureux se tournant autour depuis si longtemps », l’oreille savoure de douces mélodies. C’est Bastien Lallemant qui est à l’origine de ce réjouissant concept : inviter des spectateurs à s’allonger dans une salle de spectacle faiblement éclairée (coussins fournis !), réunir une poignée de musiciens et d’écrivains et, sans micro ni amplification, offrir un concert tout acoustique. Bastien Lallemant revient cette fois-ci à la Maison de la Poésie pour des siestes « spécial Colibris», mouvement créé en 2007 sous l’impulsion de Pierre Rabhi pour la construction d’une société écologique et humaine. Une expérience d’écoute inédite pendant laquelle certains se sont endormis, tous se sont sentis vivants. Bravo. A quand la prochaine ? Dimanche 17 avril 2016...

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Le Goujon Folichon, cabaret de Maison Close, Julien Fanthou, Théâtre du Marais
Avr10

Le Goujon Folichon, cabaret de Maison Close, Julien Fanthou, Théâtre du Marais

Loufoque, tendre et délicat, ce spectacle donne une seule envie au spectateur : qu’il continue, qu’il soit connu.

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Cabaret Léo Ferré
Mar24

Cabaret Léo Ferré

Le « poète enragé et amoureux » aurait eu cent ans cette année, la singularité de sa langue retentit. Mais de manière inégale et trop mélancolique. Devant un rideau rouge satiné prennent place les musiciens. Accompagnés de leur accordéon, contrebasse, guitare, piano, violoncelle ils plantent le décor cabaret. Entre notes légères et graves, le répertoire de Léo Ferré est mis à l’honneur. Sur scène sept comédiens-chanteurs et quatre musiciens. C’est beaucoup pour que chacun trouve sa place et son ton. Autant Véronique Vella habite ses chansons avec prestance et profondeur comme une très émouvante reprise de Cette blessure et Pauline Clément avec une fraicheur bienvenue sur Jolie môme. Autant pour les hommes la confrontation à l’original est plus hasardeuse. Et l’interprétation de certaines chansons phares comme Avec le temps de Julie Sicard est décevante. Peut-être eût-il fallu se permettre certaines libertés pour les moderniser. La direction artistique de Claude Mathieu comme les arrangements musicaux de Benoît Urbain manquent d’originalité. On aurait aimé des libertés vis-à-vis du maître pour donner plus de rythme, surprendre. La troupe ne s’est pas assez permis de s’éloigner du ton Ferré pour y ajouter des notes jazzy ou humoristiques. Ce qui donne un Cabaret Ferré moins accessible que ne l’étaient les Cabaret Brassens ou Barbara. Les inconditionnels de Ferré s’y retrouveront. T’ es tout’ nue Sous ton pull Y’a la rue Qu’ est maboule Jolie môme T’ as ton cœur A ton cou Et l’ bonheur Par en d’ssous Jolie môme   Jusqu’au 8 mai 2016 au Studio théâtre de la Comédie française CABARET LEO FERRE – Direction artistique : Claude Mathieu – Direction musicale et arrangements : Benoit Urbain – Lumières : Eric Dumas – Vidéo : Matthieu Vassiliev – Collaboration artistique : Nicolas Vassiliev – Avec : Véronique Vella – Benoit Urbain...

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24 heures de la vie d’une femme
Juil09

24 heures de la vie d’une femme

Une adaptation musicale de 24 heures de la vie d’une femme, cela aiguise la curiosité. On espère retrouver non seulement la puissance des dialogues de Stefan Zweig, fiévreux et timides, élégants et passionnés, mais également la force des sentiments nouveaux et choquants, si bien décrits par l’auteur, qui naissent entre deux personnes que rien ne prédestinait à se rencontrer. Sur le devant de la scène, un violon, un violoncelle et un piano. Derrière, apparaissant par tableaux, Isabelle Georges, Frédéric Steenbrink et Olivier Ruidavet alternent entre le récit et l’interprétation d’une histoire d’amour tellement extraordinaire qu’en seulement 24 heures elle changea à jamais la vie d’une femme. Mais d’abord, l’absence de mise en perspective chronologique, fait défaut. Isabelle Georges joue ainsi indifféremment et sans aucun changement d’apparence ni de position, son personnage à deux âges différents: la vieille dame qui confie enfin son lourd secret et la jeune femme veuve qui vie l’instant qui va bouleverser toute sa vie. Or, dans l’œuvre de Zweig, une partie de la puissance vient du fait que l’histoire est contée, a posteriori, par une vieille dame, comme un aveu honteusement gardé. Ensuite, le poids des conventions sociales et la honte pour une jeune veuve, qui plus est mère, de succomber à un autre homme, de surcroît plus jeune qu’elle, ne sont pas non plus complètement rendus. Enfin, on regrette l’absence de décor de casino ou d’une quelconque mise dans l’atmosphère de Monte-Carlo, qui fassent ressentir la fièvre et la drogue du jeu. Le tout se situe donc malheureusement en dessous de ce que le livre peut suggérer ou susciter. La musique apporte toutefois un rythme et une sensibilité appréciables et les acteurs sont totalement investis et passionnés. Quelque peu surannés, les mélodies et les tenues ne rendent pas non plus justice à l’élégance et à la modernité de l’œuvre.   Jusqu’au 1er août, du mardi au vendredi à 20h30 et les samedis à 17h et 20h30 au Théâtre La Bruyère. D’après Stefan Zweig Mise en scène et scénographie Franck Berthier Adaptation, livret et paroles de Christine Khandjian et Stephane Ly-Cuong  Musique composée par Sergei Dreznin avec Isabelle Georges, Frédéric Steenbrink et Olivier...

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J’vous ai apporté des bonbons, Brel, Saramango, Lucernaire
Juin24

J’vous ai apporté des bonbons, Brel, Saramango, Lucernaire

  Les chansons de Jacques Brel rythment et retracent, ici, l’histoire de trois amis d’enfance : Jef, Pierre et Jacky. A chacun son caractère, ses révoltes, ses peines, ses joies et ses déboires amoureux. (Re)découvrez les grands classiques de Jacques Brel mais aussi les chansons du répertoire moins connues du grand public, mis en scène par Sébastien Saramango, rendant un bel hommage à l’artiste mêlant à la fois, humour et poésie. L’originalité de la mise en scène de J’vous ai apporté des bonbons provient de sa forme : trois personnages issus du répertoire de Jacques Brel, croisant les femmes qui l’ont rendu si populaire : Mathilde, Madeleine et Frida. Trois destins racontés ici à travers les âges, de l’enfance à la vieillesse. Des tranches de vie en chanson, des chansons mises en scène, des textes qui prennent corps et vie le temps d’un délire festif et jouissif. Le public est convié à cette comédie musicale à la fois spectateur, personnage furtif participant le temps d’un instant à une valse ou simple témoin de ce que ressentent et vivent Jef, Pierre et Jacky. L’interactivité de la mise en scène renforce son originalité et ne laisse personne indifférent. Dans un décor intimiste, l’énergie et la passion débordantes des personnages occupent tout l’espace, faisant la part belle aux textes de Brel et au jeu des comédiens. La sobriété et la justesse de l’accompagnement révèle toute la puissance des chansons. Le spectateur ne peut qu’embarquer dans ce tourbillon musical et poétique. Venez découvrir ce trio chantant, vous en serez enchantés !       Jusqu’au 9 août 2015 Au Lucernaire, Paris  Chansons : Jacques Brel Mise en scène : Sébastien Saramango Avec : Sébastien Saramango, Guillaume Fortineau, Jean-Baptiste Schmitt Accompagnement : Clément Simon...

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Alice, la comédie musicale, Vingtième théâtre
Mai21

Alice, la comédie musicale, Vingtième théâtre

Une troupe de comédiens-chanteurs pleine de talent à découvrir au Vingtième Théâtre jusqu’au 14 juin. Qui n’a pas frémi, enfant, au récit des aventures d’Alice au pays des Merveilles, de Lewis Carroll? Enfant, je n’aimais pas ce conte, qui me dérangeait (trop d’absurdités? Absence de cadre rassurant, de repère?) et dont les illustrations m’effrayaient. Étudiante, j’ai découvert que ce récit était encore une source d’inspiration pour des auteurs, en particulier pour deux motifs: l’expérience psychédélique: on avale une potion qui nous plonge dans un état modifié de conscience, les objets paraissant immenses ou minuscules, cette expérience pouvant entraîner un changement de regard profond et durable; l’ambiguïté du lien entre le narrateur (Lewis Carroll dont le goût pour les très jeunes filles n’était pas innocent) et l’héroïne Alice. L’ingestion de la potion la soumettant dans un état de suggestion, la leçon de vie du narrateur est « forcée ». Précisément, la cruauté, il en est très peu question dans la production actuellement à l’affiche au Vingtième Théâtre. C’est une version aseptisée, un peu trop « bon enfant » qu’on nous propose. Seules la scène de fête (chez le Chapelier fou) et la scène finale (chez la Reine de Cœur) nous mettent mal à l’aise, le rythme effréné confinant à la folie. L’auteur-compositeur Julien Goetz le confirme: « Nous souhaitons donner à ce spectacle une couleur à mi-chemin entre le Disney et le Tim Burton, en ajoutant une quantité de musiques orchestrées façon Broadway ». C’est ce qu’on peut regretter: une esthétique « à mi-chemin », l’absence d’un parti pris. D’autant que la musique fait plutôt pencher l’ensemble du côté Disney que vers Tim Burton… Pour autant, il faut saluer la belle performance et la générosité des acteurs-chanteurs-danseurs que sont: Morgane L’Hostis Parisot dans Alice, Hervé Lewandowski dans le narrateur et le Chapelier fou, Véronique Hatat dans la chenille,  Julie Lemas dans la Reine de Cœur, Vincent Gilliéron dans le Lapin blanc et Antonio Macipe dans le Chat du Cheshire. Les costumes excentriques ajoutent également un bon point à ce spectacle. De belles voix, du talent, et le plaisir de faire découvrir le conte de Lewis Carroll aux plus jeunes, « en live ». Jusqu’au 14 juin 2015 Vingtième Théâtre – 7, rue des Plâtrières – 75020 Paris – Réservations: 01 48 65 97 90 Mise en scène: Marina Pangos Musique: Julien Goetz Textes: Nicolas Laustriat, Cécile Clavier Avec: Vincent Gilliéron, Véronique Hatat, Julie Lemas, Hervé Lewandowski, Antonio Macipe, Morgane L’Hostis...

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Strip-tyque, Essaion
Mar16

Strip-tyque, Essaion

Une œuvre originale et audacieuse mais qui aurait pu être encore plus voluptueuse. Anne de Broca et Erwan Daouphars forment un duo osé et touchant dans ce spectacle original mêlant le chant, la danse et le théâtre sur les magnifiques airs de bandonéon de Pablo Nemirovsky. Suaves, sensuels et suggestifs, mais malheureusement plus dans leurs solos que dans leurs interactions, Anne de Broca et Erwan Daouphars partagent avec nous leurs fantasmes et autres tiraillements sexuels. On se délecte de leurs libertinages dont le récit est souvent comique parce que d’une chaleur entremêlée de froideur scientifique. On découvre la voix de Anne Broca en chanteuse de tango grave et déchirante et l’humour d’Erwan Daouphars qui, bien que graveleux, garde toujours une certaine retenue élégante. Seul petit regret, que la danse ne soit pas plus lascive, endiablée, limite licencieuse et ne porte pas le spectacle jusqu’à l’état de semi-transe qu’il s’évertue à décrire.   Jusqu’au 21 avril 2015, les lundis et mardis, à 21h30, au Théâtre de l’Essaïon Pièce érotique en trois actes sur partition tango Mise en scène Anne de Broca (assistée par Muriel Piquart) Denys Treffet Avec Anne de Broca et Erwan Daouphars Pablo Nemirovsky au...

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Argent, dette et music-hall !  Création collective de Stefano Armori, Nigel Hollidge et Armel Petitpas
Fév25

Argent, dette et music-hall ! Création collective de Stefano Armori, Nigel Hollidge et Armel Petitpas

Du 19 février au 3 mai au Lucernaire Paillettes et claquettes, magie et chansonnettes, tout est en place pour faire sourire au tempo du music-hall ! Trois comédiens nous étonnent sur scène pour nous conter la longue histoire croustillante de l’Argent…   L’Argent, la monnaie, le flouze, l’oseille, les sous, le blé, balance le fric ! Sur la forme du music-hall, nos drôles de comédiens retracent la sombre, joyeuse et trébuchante histoire de l’argent. Si bien des thèmes ont été traités en art, l’argent n’est pas côté. C’est vrai qu’à première vue, cela ne fait pas rêver mais plutôt grincer des dents… Mais justement, cette troupe fait le pari de nous en amuser et de nous émerveiller avec tours et détours par les coulisses. Le show se fait tour à tour magie, danse, chanson, mime. Nous sommes transportés dans les années 30 lorsque le music-hall permettait de se divertir des traumatismes de la dépression en musique comme un sombre écho de l’ambiance actuelle de notre société. Le détour vaut également pour les coulisses. Le clinquant de la scène se fissure et les personnages révèlent leur vraie nature. Au royaume du show business, tout n’est pas rose… Ce spectacle se savoure comme une tragi-comédie aux allures hollywoodiennes qui appuie là où cela fait mal mais loin d’être douloureux, on en...

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Il était une fois complètement à l’Ouest, Caramels fous, Théâtre Dejazet
Jan29

Il était une fois complètement à l’Ouest, Caramels fous, Théâtre Dejazet

Ça y est, ils sont enfin revenus ! Les Caramels fous, troupe de chanteurs et comédiens gays, est de retour pour notre plus grand plaisir. Et le leur aussi, visiblement. Ils ont l’air tous tellement heureux d’être sur scène, de nous offrir ce moment de bonheur et d’éclats de rire que, forcément, ça rejaillit sur la salle, conquise d’avance cependant. Les Caramels, c’est une aventure incroyable, qui dure depuis plus de trente ans. Depuis le début, ces fous chantants ont leur cohorte de fans, leurs adeptes inconditionnels. Et peu importe que l’auteur change –Michel Heim vient de laisser la place à Antony Puiraveaud – que de nouveaux comédiens en remplacent d’autres, le public est là, fidèle au poste. Les Caramels sont bénévoles et pourtant, bien des troupes professionnelles pourraient les prendre en exemple. Cela dit, c’est un bénévolat particulier… Un vrai sacerdoce. En effet, chacun des volontaires sait qu’il signe pour une période donnée (qu’il peut ou non renouveler) durant laquelle ses loisirs vont être presque totalement couleur caramel. Répétitions, apprentissage du chant et de la danse, coup de main pour les décors, la couture et j’en passe : le temps libre est consacré au futur spectacle. Et ça marche. Mais qu’ils en ont fait, du chemin, depuis Les Dindes galantes ! Ah, l’incroyablement hilarante Madame Mouchabeurre et Pas de gondoles pour Denise… Textes détournés, personnages féminins étonnants, petits clins d’œil à l’air du temps… Chaque fois, le bonheur est au rendez-vous. Cette fois, la troupe nous accueille au Crazy Pony Saloon et nous reviennent en mémoire les films de western de notre enfance, sans oublier les BD de Lucky Luke… Il y a Ma, les danseuses, la Cheyenne, le croque-mort, le chercheur d’or, bref personne n’est oublié. Mais ô surprise, dans cet univers très macho arrive un charmant coiffeur. Et là, l’histoire dérape et nous entraine dans des péripéties toutes plus loufoques et tendres les unes que les autres. Le décor, sobre et réaliste à la fois, est à la hauteur et les costumes sont particulièrement réussis. Des danses country et des bavardages surréalistes font écho aux voix, dont certaines sont particulièrement belles. Xavier Sibuet, croquemort déjà remarqué en marin dans Madame Mouchabeurre, nous donnerait des frissons. Et il faut entendre Thierry Quessada chanter « Femme d’1mètre 80 » pour saisir totalement l’univers des Caramels. Laury André, inoubliable Bécassine de Mme Mouchabeurre –sans oublier son clin d’œil à Britney Spears dans Pas de gondoles – est toujours aussi doué, qu’il chante, qu’il grimace, qu’il danse. Il est là depuis 2003 et, espérons-le, pour longtemps encore. Laissez-vous entrainer dans ce saloon d’un autre temps, venez rire en reconnaissant des musiques familières, laissez-vous bercer par cette...

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Chant’Oulipo, Jehanne Carillon, Théâtre Clavel
Jan15

Chant’Oulipo, Jehanne Carillon, Théâtre Clavel

Au milieu de la scène, une grande table, un meuble de cuisine à placards et un petit four. Autour, un bouquet factice dans un grand pot, un vieux fauteuil, un fil à linge, un piano et une table à repasser qui, par un petit bricolage-maison, porte une flute traversière. C’est dans ce décor familier et douillet que l’on est accueilli. Alors que le gâteau cuit dans le four, quatre amis communiquent en se jouant des mots et des notes. Crescendo, ils se défient en suivant les règles de l’Oulipo (ouvroir de littérature potentielle) et de l’Oumupo (ouvroir de musique potentielle) c’est-à-dire, en mettant la littérature et la musique sous contraintes, ou plutôt, dans tous leurs états. Grâce à la mise en scène ingénieuse de Laurent Gutmann, les quatre comédiens se répartissent parfaitement l’espace, utilisant, un par un, tous les objets qu’il contient : le pot de fleurs comme tambourin ; la boîte de haricots verts Daucy (do-si !) comme instrument à percussion ; le fil à linge comme pupitre à partitions… Et c’est parti pour une heure de jeux de langue et de sons entraînants, où l’on découvre l’histoire de la « Tortu-lipe », celle de « l’étrange « anti-lope » et où l’on est invités à mettre les mots dans « l’ordre le plus aléatoire possible ». Aussi talentueux chanteurs que musiciens, Jehanne Carillon, Jean-Francois Piette, Olivier Salon et Valentin Villenave, se révèlent également incroyables comédiens, ne ratant pas une occasion de faire sourire ou même rire et leur bonne humeur est assurément contagieuse ! Chant’Oulipo Sur une idée de Jehanne Carillon Jusqu’au 15 février au Théâtre...

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Cabaret Deret, Old man show, Jean-Claude Deret, Théâtre de Poche
Déc01

Cabaret Deret, Old man show, Jean-Claude Deret, Théâtre de Poche

  Un cabaret intime et facétieux mené par Jean-Claude Deret   Chansonnier contemporain, auteur compositeur et interprète, Jean-Claude Deret se rit de tout, en commençant par lui-même. Entouré de plusieurs membres de sa famille et d’amis complices, il propose avec son “old man show”, une soirée unique, sous le signe de la malice d’un jeune homme de seulement 93 ans. Contemplateur amusé et sévère, subtil mélangeur de jeux de mots légers et de confessions intimes, assaisonnant largement le tout d’ironie, Jean-Claude Deret accuse (“ma clope”), assume (“le tango du vieux con”, “je suis un bourgeois” et “la dernière manif”), se confie, (“le minoritaire”, “de mon vivant”, en émouvant hommage à Bobby Lapointe), et émeut, se révélant même poète, avec “les petits matins gris”, superbement interprétés par, son neveu, Olivier Breitman. Titilleur chatouilleur allant droit là où le bât blesse, à l’image du “Cocktail pour intellectuels de gauche” interprété par sa fille, Zabou Breitman en duo avec Shirley (sans Dino); de la sarcastique « J’fais de la pub” sur laquelle Shirley est hilarante; ou de la facétieuse “Narcisse”, interprétée par son petit-fils, Antonin Chalon, superbement accompagné par son complice pianiste, Vadim Cher; Jean-Claude Deret reste surtout un éternel coquin, comme en atteste “les amoureux du 4ème étage” interprétés par le jeune quatuor « les derniers de la classe ». Un artiste d’une incroyable jeunesse et dont l’espièglerie est à savourer sans modération. Lundi 24 novembre 2014 au Théâtre de poche Univers baroque et provocateur d’un jeune artiste de 93 ans  ...

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Neige noire, Variations sur la vie de Billie Holiday, Théâtre de la Tempête
Nov28

Neige noire, Variations sur la vie de Billie Holiday, Théâtre de la Tempête

  Un hommage émouvant à Billie Holiday Alternance de jeu et de chant écrite et mis en scène par Christine Pouquet, « Neige noire» présente le destin “cabossé” de l’une des plus grandes chanteuses de jazz américaines. Passant en un clin d’oeil et presque sans changer de costume, des rôles de Billie Holiday, à son père, sa grand-mère ou son ami saxophoniste, Lester Young, les deux comédiens-chanteurs Samantha Lavital et Philippe Gouin, se démènent et ravissent; Samantha Lavital par la puissance de sa voix et l’émotion qui transperce. Ajoutez à cela, sa ressemblance physique avec Billie Holiday et le fantôme de l’artiste semble vite planer au-dessus de la scène de la Tempête. Philippe Gouin par le spectre de ses talents, aussi bon chanteur que danseur et humoriste, il signe une superbe performance. On ressent toute l’errance et les souffrances qui ont parsemé la vie de Billie Holiday et, dans le plus grand respect de sa volonté, on s’incline devant la beauté et la force de sa musique, “la seule chose qui compte”. A ce titre, l’interprétation de “Strange Fruit” est particulièrement saisissante. Pour les amateurs de jazz ou d’histoire, car le spectacle a aussi l’immense mérite de rappeler les tristes ravages de la ségrégation raciale, une période « noire », pas si lointaine de l’histoire des Etats-Unis. Jusqu’au 14 décembre 2014 Neige noire, Variations sur la vie de Billie Holiday texte et mise en scène Christine Pouquet Théâtre de la...

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Love Circus, Stéphane Jarny, Folies Bergère –
Nov18

Love Circus, Stéphane Jarny, Folies Bergère –

  Une histoire d’amour chorale aux allures de Crazy Horse, de Broadway et de cirque Pinder. Rose et Garance sont sœurs. Artistes, elles vouent leur vie au cabaret des Folies Bergère. Une légende familiale transmise de générations en générations les contraint à mettre de côté leur vie sentimentale. Mais le retour de la troisième sœur va briser leurs chaînes. Dans une rencontre audacieuse de l’univers du cirque, du cabaret et du musical, Stéphane Jarny réunit seize artistes de talent. Des chorégraphies de répliques de Catwoman, Shakira ou Joséphine Baker s’articulent avec des numéros d’acrobates et des tours de chant. On salue les versions touchantes d’ Et maintenant, I will always love you, Piensa en mi ou encore Show must go. Dans l’audace se cache cependant le défaut de Love Circus. A force de jongler entre le cirque et la danse, les histoires d’amour passent un peu à la trappe. Entre passé et avenir, les personnages n’ont pas le temps de se développer. On voudrait plus souvent revenir à l’histoire en lien avec les chansons. Il y a trop d’éléments amenés ce qui donne un sentiment de dispersion. On passe cependant un bon moment où l’on rit et admire le corps parfaitement sculpté de Simon Heulle, les performances vocales de Maximilien Philippe sans oublier l’énergie communicative et l’humour de Vincent Heden en charmant fantôme et de Lola Cès en meneuse de revue. Après Salut les copains et Disco, Love Circus de Stéphane Jarny porte un message de liberté, d’amour et d’espoir au public des Folies Bergère, enchanté.    jusqu’à fin décembre2014 aux Folies-Bergère  Love Circus    ...

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Flashdance, le musical, Théâtre du Gymnase
Oct08

Flashdance, le musical, Théâtre du Gymnase

  Trente ans après le film culte, Flashdance fait bouger les fauteuils du Gymnase. Toute une génération bercée par le désir de danse d’Alex Owens retrouve les chansons cultes What a feeling, Maniac dans une mise en scène libérée de Philippe Hersen. Comme un conte de fées moderne, Alex travaille le jour comme soudeuse dans un univers d’homme, et enfile ses bodys le soir pour danser dans un night bar. Elle rêve d’entrer dans une célèbre académie de danse et tombe amoureuse du fils de son patron. Tous deux en proie au doute sur leur avenir, ils vont s’aimer et croire en leur destinée. Dans le loft d’Alex, les rues de Pittsburgh projetées au mur ou le décor du bar, des chorégraphies rythmées et sexy enflamment le théâtre parisien. Grâce au talent des danseuses professionnelles et aux performances des comédiens chanteurs de la troupe, la comédie musicale réveille le film culte. Mention spéciale à Priscilla Betti qui incarne une Alex Owens à la hauteur du souvenir. Gracieuse et fragile, sensuelle et touchante elle se donne beaucoup et apporte la touche d’émotion au musical. Petits bémols. Les voix puissantes des interprètes n’arrivent pas à éviter que les chansons rythmées en français tombent à côté. Les scènes sulfureuses du nightbar s’entrechoquent avec le boudoir de la vieille amie, ancienne professeur de danse. Il y a des longueurs et les scènes d’amour frôlent le mièvre. Reste en sortant l’envie de danser, de revoir le film et de suivre le parcours de Priscilla Betti ! A partir du 26 septembre 2014 Théâtre du Gymnase, Paris....

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