Une saison en enfer, Arthur Rimbaud, Jean-Quentin Châtelain, Ulysse di Gregorio, Lucernaire
Mar21

Une saison en enfer, Arthur Rimbaud, Jean-Quentin Châtelain, Ulysse di Gregorio, Lucernaire

Pour la 3ème fois, j’ai la chance d’écouter Jean-Quentin Châtelain dans l’art du monologue.

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Une saison en enfer, Arthur Rimbaud, Ulysse di Gregorio, Lucernaire
Mar13
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C’est encore mieux l’après-midi – Ray Cooney – Théâtre Hébertot
Mar11

C’est encore mieux l’après-midi – Ray Cooney – Théâtre Hébertot

              Adapté d’une pièce de Ray Cooney, dramaturge britannique, C’est encore mieux l’après-midi est un vaudeville qui met en scène un député ayant décidé de passer l’après-midi dans un hôtel avec sa maîtresse plutôt que sur les bancs de l’assemblée nationale. Utilisant les ressorts comiques du genre comme les quiproquos ou les claquements de porte, le metteur en scène José Paul réussit à donner à l’intrigue une énergie  redoutable. Tambour battant, le couple Pierre Cassignard et Lysiane Meis – aussi menteur l’un que l’autre- fait valser un hilarant Sébastien Castro en assistant parlementaire. Le rythme est soutenu et à contre-courant du jeu du comédien Castro qui se plait à suspendre le temps pour exprimer embarras et incompréhension devant des situations qui lui échappent totalement. Guilhem Pellegrin joue un directeur d’hôtel digne d’un Philippe Khorsand dans la série Palace.  Le public rit énormément. Si l’écriture manque parfois de finesse et notamment la fin,  le rythme, les quiproquos, la mise en scène et surtout le jeu des comédiens font de ce vaudeville une réussite comique qui ravira les amateurs du genre. http://theatrehebertot.com/  À partir du 23 février 2017 – Du mardi au samedi à 21h – Samedi 16h30 et dimanche 15h00 Durée :...

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Métamorphoses, Deun Doen Group, la Cartoucherie
Mar08

Métamorphoses, Deun Doen Group, la Cartoucherie

Confuses et inégales les « Métamorphoses » du Deun Doen Group troublent sans convaincre. Les comédiens également chanteurs et les musiciens ne déméritent pas, au contraire, mais cela ne suffit malheureusement pas.

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FELLAG – Bled Runner – Théâtre du Rond-Point
Fév26

FELLAG – Bled Runner – Théâtre du Rond-Point

« Vous avez raté la colonisation, nous avons raté l’indépendance, on est quitte ! »

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NOCE – Jean-Luc Lagarce / Pierre Notte – Théâtre Lucernaire
Fév12

NOCE – Jean-Luc Lagarce / Pierre Notte – Théâtre Lucernaire

                Une Noce qui l’emporte à l’arrachée Jean-Luc Lagarce est un des dramaturges contemporains les plus joués en France. Son succès est sans nul doute lié à la force de l’écriture. Une écriture qui cherche sans relâche à réinterroger la langue française et sa représentation théâtrale. Ses personnages sont des fantoches qu’il manipule, n’hésitant pas à les faire répéter leur texte, les faire sortir du discours pour les relancer sur d’autres mots ou d’autres phrases. Le mélange est détonnant, frise l’absurde. On retrouve sur le plateau les 5 personnages de Noces, une pièce écrite en 1982 dans laquelle Lagarce s’amuse avec le rêve provincial fantasmé d’invitations à la Noce. Serai-je invité à la Noce dont tout le monde parle ou ne le serai-je pas ? Dès lors les personnages vont se heurter à la langue de Lagarce qui se joue d’eux-mêmes et aux événements narratifs qui viendront leur barrer la route. La Noce est fantasmée. Plus le fantasme est grand, plus la lutte pour faire partie des invités sera acharnée. Ils parviendront à entrer pour le meilleur et pour le pire. Dans cette mise en scène de Pierre Notte, une grande liberté est laissée aux comédiens. Le plateau devient un ring dans lequel les comédiens se débattent avec la langue et parfois avec eux-mêmes. Le décor est succinct : une table pliante, quelques chaises, quelques valises, des accessoires en toc, et des bouteilles d’eau pour les plus sportifs. La musique d’ambiance digne de Psychose est là pour cadencer et martyriser les personnages qui demandent régulièrement un répit au régisseur. Les conséquences sont sans appel : une course folle dans laquelle le texte est lancé en coups de poing du début à la fin sans crescendo, sans respiration. Paola Valentin joue une enfant-coryphée qui vise juste. Ça claque et ça fuse. Eve Herszfeld joue une dame d’une bonhommie qui allège la charge. Gregory Barco et Bertrand Degrémont un homme  et un monsieur aux variations mesurées tandis qu’Amandine Sroussi, cocotte-minute ruisselante, joue une femme en sur-jeu permanent, déséquilibrant le plateau et effaçant dans l’excès tout collectif possible. Si on comprend bien le parti pris du combat engagé qui s’opère, on comprend assez mal en définitive la nécessité de jeu en surtension permanente pour un texte réduit ici à une partition mécanique, loin de toute nuance et d’émotions possibles. On rit lorsque Lagarce pousse ses personnages dans le pillage de la Noce, lorsque l’absurde s’empare du drame au milieu de barricades. Mais on regrettera sans doute ce trop-plein de cabotinage, de précipitation, de sur-jeu inutile qui court-circuite le possible vertige du texte, la possible angoisse de personnages rejetés...

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Triptyque- Les 7 doigts de la main – Marie Chouinard – Victor Quijada – Marcos Morau
Jan25

Triptyque- Les 7 doigts de la main – Marie Chouinard – Victor Quijada – Marcos Morau

Quand le cirque rencontre la danse contemporaine Circassiens, les artistes de la Compagnie Les 7 doigts de la main présentent dans Triptyque trois mondes chorégraphiés par Marie Chouinard, Victor Quijada et Marcos Morau. Ils sont jeunes et abordent le plateau avec une force et une poésie aériennes spectaculaires. On y retrouve des thèmes de recherche propre à chaque chorégraphe. Les béquilles médicales de Marie Chouinard donnent ici naissance à deux êtres protéiformes dont l’animalité joue avec des représentations mythologiques. Certains y verront un ballet entre un faune-centaure et une nymphe-biche, d’autres des êtres issus d’un monde de science-fiction digne de Bradbury. Portés par une musique originale de Louis Dufort, Anne Plamandon et Samuel Tétreault jouent une rencontre rythmée par l’interdépendance d’une relation affective naissante. Le violoncelle les porte et les soutient dans une ambiance boisée. Le résultat est marquant et d’un onirisme de haute volée. Plus géométrique, Variations 9.81  de Victor Quijada, laisse une place plus représentative aux équilibres. 21 cannes d’équilibre peuvent être déplacées sur un des 75 ancrages possibles percés au sol. Les probables compositions laissent entrevoir une infinité de possibilités. Mathématique, ce tableau impressionne par la mécanique qui s’installe, comme une perdition qui fait perdre au spectateur tout repère habituel. Une gravité inversée dans laquelle les équilibres et les mouvements laissent transparaître des mouvements de hip hop. Un doux mélange de danse urbaine et contemporaine. Nocturne, dernier tableau du triptyque chorégraphié par Marcos Moreau est sans doute le plus vertigineux des trois. Surréaliste. Les artistes dévoilent l’éventail des possibles à partir d’un espace du quotidien, une chambre avec un poste de télévision. Ceci n’est pas une chambre. La danse vient percuter l’espace et les objets afin d’y laisser entrer la verticalité du cirque. Le plateau devient une piste onirique. Le lit s’envole. Monocycle, sangles aériennes, corde lisse, main à main s’invitent. Spectaculaire. Un défi aux contraintes physiques. Un possible rêve. Triptyque est un mélange des arts de très haute tenue à ne pas...

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Les primaires des primates, Théâtre des deux ânes
Jan20

Les primaires des primates, Théâtre des deux ânes

La salle éclate de rire. Même les blagues misogynes font rire. Tout y passe : les impôts, Stéphane Plazza, les vies publiques et privées des ministres, leurs traits animaliers, leurs boulettes, l’alternance. Il y a tellement de quoi rire, il faut dire. Tant la surmédiatisation des hommes et femmes à la tête de l’Etat nous sert des gaffes et absurdes sur un plateau au quotidien.

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Hôtel Feydeau
Jan20

Hôtel Feydeau

Drôle, immensément drôle, le roi des quiproquos demeure actuel. Mais n’te promène donc pas toute nue, L’Hôtel du libre-échange, Le système Ribadier : ces histoires de mari cocu, de femme infidèle, de domestiques insolents sont intemporelles.

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Drôles de vampires, Richard Demarcy

Comédie musicale rock tout public (à partir de 6 ans)

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KARAMAZOV, Dostoïevski, Bellorini, Théâtre Gérard Philippe

Jean Bellorini fait entrer dans l’intimité des personnages grâce à une scénographie particulièrement ingénieuse

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GRAND SYMPOSIUM : TOUT SUR L’AMOUR, Emma la clown, Catherine Dolto, Théâtre de Belleville 
Jan17
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Le Relèvement de l’Occident : blancrougenoir – Compagnie De Koe Théâtre de la Bastille

La pièce-fleuve de la compagnie flamande De Koe est un tour de force drôle et touchant qui mélange faits privés et histoire avec un grand H de manière passionnante et inventive. Les trois comédiens de la Compagnie De Koe construisent leur dernière pièce, Le Relèvement de l’Occident, sous forme de trilogie/triptyque – blanc, rouge, noir – avec une volonté de décrire de manière exhaustive l’histoire de la pensée et de l’art en Occident : rien que ça ! Cette pièce extrêmement bavarde et ironique réussit l’impossible, bien évidemment en nous mettant devant l’histoire de l’Occident d’une façon complètement détournée et surprenante. Les digressions perpétuelles constituent le centre du sujet, en sont le jus jubilatoire, dont le ton renvoie par exemple à l’hilarité et à la profondeur existentielle du flux de conscience de La Conscience de Zeno d’Italo Svevo. Le blanc est l’histoire du commencement, entre petites anecdotes personnelles et remise à plat fraîche et humoristique de la difficulté de débuter une action. Le rouge est la vie d’Elizabeth Taylor et de Richard Burton, de la jetset et de sa frivolité dramatique. Le noir est la tentative folle et enthousiasmante de tout dire de la philosophie et de l’art modernes. La parole des comédiens – incessante, tumultueuse, réjouissante – joue intelligemment avec les décors, les objets et les mouvements des artistes. La parole remplit l’espace et l’enrichit : les images deviennent réalité, la fantaisie peut se développer dans un dialogue inépuisable des esprits. Le Relèvement de l’Occident est une pièce extrêmement méta-théâtrale, il ne pourrait pas être autrement, peut-être très post-moderne dans ses questionnements, ses références multiples, sa destruction du texte théâtral par un trop-plein de texte : tout donner en excès, tout détruire et faire exploser pour que de la démesure et de l’ironie qui la porte surgisse une...

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Oulipolisson!

cette fois-ci même les enfants en profitent !

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 Les Divalala, Femme Femme Femme, théâtre Trévise
Nov25

 Les Divalala, Femme Femme Femme, théâtre Trévise

Vous croyiez la variété française dépassée par les tubes internationaux?

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Une chambre en Inde, théâtre du soleil, Ariane Mnouchkine
Nov22

Une chambre en Inde, théâtre du soleil, Ariane Mnouchkine

Le spectacle prend des airs de Chaplin mais sans toute sa tendresse. Une agitation permanente sur scène agace, les acteurs sur jouent, frôlant les airs de folie.

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RICHARD III – LOYAULTÉ ME LIE – WILLIAM SHAKESPEARE – Jean Lambert-Wild – Elodie Bordas- Lorenzo Malaguerra- Gerald Garutti- Stephane Blanquet et Jean-Luc Therminarias
Nov19

RICHARD III – LOYAULTÉ ME LIE – WILLIAM SHAKESPEARE – Jean Lambert-Wild – Elodie Bordas- Lorenzo Malaguerra- Gerald Garutti- Stephane Blanquet et Jean-Luc Therminarias

Fantastique ! Il y a du génie dans cette mise en scène. Du génie parce que malgré une adaptation qui paraît lointaine, l’histoire du théâtre élisabéthain traverse le plateau en permanence. Ici, le théâtre se joue à 3 : Jean Lambert-Wild qui joue un Richard III aux allures de Joker mélant folie barbare et tendre solitude, Elodie Bordas qui joue, métamorphose, une pléiade de personnages skakespeariens, et cet impressionnant carrousel forain, décor source et mise en abyme permanente qui collabore à la spirale du pire. Le ballet s’enchaîne.  Le spectateur est emporté dans une danse clownesque tragique. Richard III erre. Perdu, happé par le goût de la mort et déconnecté de toute valeur humaine. Le clown de Lambert-Wild est un chef d’orchestre, un metteur en scène, un funambule qui joue sur le fil de la mort plus que sur celui de la vie. On suit la chute inévitable de ce Richard III carnavalesque qui finira par s’engloutir lui-même. Une variation spectaculaire et directe qui mérite toute notre attention. http://lambert-wild.com/fr/spectacle/richard- iii-loyaulte-me-lie-william-shakespeare http://www.theatredelaquarium.net/  jusqu’ au 3 Décembre 2016 Théâtre de l’AquariumParisFrance Le 6 Décembre 2016 Le CarreauForbachFrance Du 13 au 17 Décembre 2016 Théâtre Dijon BourgogneDijonFrance Le 10 Janvier 2017 Theatre Edwige-FeuillèreVesoulFrance Le 14 Janvier 2017 Theatre de Bretigny – scène conventionnéeBrétigny-sur-OrgeFrance Le 17 Janvier 2017 Théâtre de ChellesChellesFrance Le 20 Janvier 2017 L’escale en co-accueil avec la Ferme du Jeux à Vaux le Penil MELUNFrance Le 27 Janvier 2017 théâtre...

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MARIAGE ET CHATIMENT de David Pharao –  Jean-Luc Moreau – Théâtre Hébertot
Nov11

MARIAGE ET CHATIMENT de David Pharao – Jean-Luc Moreau – Théâtre Hébertot

Un très bon Boulevard à recommander pour cette rentrée et pour les fêtes. Edouard est témoin de mariage de son meilleur ami. Alors que celui-ci s’apprête à partir pour rejoindre le futur marié, le voilà retenu chez lui par une de ses collaboratrices architecte (Zoé NONN) qui, après lui avoir annoncé qu’elle attend un enfant et qu’il en est le père, l’oblige à boucler un projet dans la journée sous peine de tout révéler à sa femme, Marianne (Delphine RICH). Le remord dans l’âme, Edouard (Daniel RUSSO) cède au chantage et renonce malgré lui au mariage de son volcanique et fidèle ami (Laurent GAMELON). Quand celui-ci débarque pour comprendre les raisons de son absence, Edouard, effrayé, lance un mensonge qu’il croit sans importance. Ce n’est malheureusement que le premier. Devant justifier ce mensonge, il en invente un autre qui l’entraîne alors dans une histoire qui finira par totalement le dépasser. La valse des mensonges devient un mélange explosif jusqu’au dénouement final. Mariage et châtiment est un très bon boulevard. Fondé sur une mécanique classique digne de FEYDEAU et de son Tailleur pour dames, avec une distribution plus allégée et des entrelacs moins alambiqués, la pièce met en valeur le jeu des comédiens, très à l’aise dans le genre. Delphine RICH lance la pièce avec énergie et élégance, donne une modernité à l’ensemble. En queue de pie, Laurent GAMELON interprète un marié gentil, dévoué mais sanguin. Un registre dans lequel il excelle. Les airs, les regards et mouvements mis en scène par Jean-Luc Moreau font mouche. La mariée, Fanny OUTEIRO, au service d’un texte qui fait d’elle une femme ingénue et soumise aux événements, apporte toute la naïveté et la légèreté à l’ensemble. Quant à Daniel RUSSO, il interprète un Edouard d’une grande lâcheté avec une couardise proche de celle de De FUNES. Le rythme soutenu, les comiques de situation embarquent rapidement le public dans le rire. Mariage et châtiment est une composition classique et réaliste réussie, une pièce sur le mensonge du mensonge dans laquelle la mise en abyme semble ne jamais s’arrêter. Un joli tourbillon de 5 comédiens à ne pas manquer. http://theatrehebertot.com/mariage-et-chatiment/...

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Rocío Molina – Caida del Cielo
Nov09

Rocío Molina – Caida del Cielo

Elle nous propose une approche libre et contemporaine de la tradition flamenca. Nous le comprenons dès les premières notes de guitares électriques qui annoncent le début du spectacle.

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