Captain America Civil War

Ca commence sur une idée assez marrante ! Dans les blockbusters, les héros généralement détruisent allégrement des villes entières et les destructions massives sont très courantes dans ce genre de produits de consommation.

Des milliers de personnes périssent et à la fin, on applaudit tout de même le courage des super héros qui ont limité les dégâts et éloigné le pire du pire de l’Univers. Imaginez donc que cette chair à canon se rebelle. C’est bien gentil de nous sauver des monstres de tout poil mais faudrait faire attention au pauvre petit peuple de la Terre.

Quand on a de grands pouvoirs, on a aussi de grandes responsabilités ! C’est le constat que fait l’athlétique Captain America et ses amis Avengers. Entre nous, les super héros se multiplient actuellement jusqu’à la nausée. Et le plus Américain d’entre eux est aussi le plus agréable à suivre.

Le premier film était résolument pensé comme un film d’aventures à l’ancienne avec nazis tarés et bastons épiques. Le second faisait dans le film d’espionnage old school et ce nouvel épisode lorgne sérieusement du coté de Jason Bourne (qui revient cet été d’ailleurs).

Il est beaucoup question de politique et de tactique avec, au milieu, un bon gros complot qui cache une rancune tenace d’un obscur agent secret. Le Captain America est droit dans ses bottes et s’accroche à ses valeurs d’un autre temps tandis que les autres super héros se posent de sérieuses questions d’éthique. Cela donne dans sa première heure un très étrange et malicieux spectacle où l’on voit des super héros aux pouvoirs plus ou moins extraordinaires s’interroger sur leur nature profonde.

Les frères Russo, comme dans le précédent épisode, apporte de la matière au genre et font de leur héros au bouclier yankee, le catalyseur d’une vraie introspection sur le super héros. On assiste à une analyse où chacun réagit à sa manière.

Inévitablement les points de vue sont remplacés par les poings et Captain America s’oppose à Iron Man. Moins sombre que le Batman Vs Superman, ce troisième volet n’oublie pas d’être un film d’action et les super personnages sont nombreux mais jamais délaissés. Les petits nouveaux qui entrent en scène dont Spider-Man ne servent pas de faire valoir.

Cela dure deux heures trente mais on ne s’ennuie jamais et le scénario jongle entre les rebondissements et l’humour sans fausse note apparente. Les Russo nous réconcilient avec les hommes masqués ou volants. Comme les milliers de morts innocents en arrière plan, on a l’impression d’avoir été pris en considération. C’est déjà ça !

Avec Chris Evans, Robert Downey Jr, Sebastian Stan et Scarlett Johansson – Marvel Studio – 27 avril 2016 – 2h28

Auteur: Pierre Loosdregt

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