Captain America 2 / Anthony RUSSO et Joe RUSSO

captain

 

 

Captain America n’aime pas la guerre préventive. Il fallait bien un film pour nous rassurer !

 

Le premier épisode était très sympathique. Le film avait la bonne idée de se passer dans les années 40 et rappelait par certains aspects les « serials » de l’enfance de nos grands parents (et un peu Indiana Jones aussi). Un pari culotté pour un film de super héros assez agréable à regarder et qui soignait son coté rétro avec bon goût.

Dans le monde moderne, les choses se compliquent. Le pauvre Captain America ne comprend plus grand-chose en géostratégie. Il n’y a plus d’uniformes nazis pour identifier le mal. Il a bien du mal à accepter de buter des ennemis de son pays qui pour l’instant n’ont rien fait.Mais pourraient faire selon ses nouveaux chefs!

George Bush et les conservateurs ne vont pas apprécier ! D’autant que le Captain va découvrir un terrible complot à l’intérieur du SHIELD, l’équivalent de la CIA dans le monde pétaradant des héros Marvel !

Aidé par le Faucon Noir et la Veuve Noire, il va donc piétiner tout un tas de traitres et d’affreux méchants qui veulent sacrifier la liberté au nom de la sécurité. Sur le papier on pourrait croire que le héros américain est devenu un affreux hippy !

Le vieux film d’aventures était l’essence du premier film. Le second s’amuse à copier le thriller politique en récupérant même Robert Redford, ravi de replonger dans les conspirations comme dans Les trois jours du Condor ou Les hommes du président. Les cinéphiles apprécieront l’inspiration de cette saga qui réussit à ne pas lasser par des élans patriotiques que suggère le blanc héros, toujours joué avec énergie par Chris Evans.

Réalisateurs de petites comédies inoffensives, les frères Russo arrivent même à faire quelques scènes d’action lisibles et ludiques, ce qui n’est pas un mal en cette période de bouillie visuelle hollywoodienne.

Pourtant le concept « conspirations et espionnage » n’est pas assumé d’un bout à l’autre du film. Le film respecte trop sagement le cahier des charges, sans surprise. Chaque scène est découpée pour répondre à l’attente oisive d’un spectateur qui a déjà tout vu en matière de super héros. A l’image du héros, le film reste lisse et trop sage. Content de savoir qu’il n’est pas un patriote décomplexé, mais on aimerait bien que Captain America s’encanaille un peu !

 

Pierre Loosdregt

Auteur: Pierre Loosdregt

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