Brighton

Bon d’accord, au début, j’ai bien cru qu’il s’agissait d’un vieux groupe irlandais de rock! En fait, The Shondes revendiquent son coté juif new-yorkais: ce n’est pas non plus Woody Allen et sa clarinette!

Il y a bel et bien du violon mais on entend surtout du gros rock, qui a trouvé ses racines dans le punk. C’est le cinquième album du groupe, composé de trois filles et un gars. Ils viennent de Brooklyn et ont commencé par du punk féministe. Effectivement après dix années d’existence, le quatuor s’est assagi. On pense désormais pop rock.

C’est un gros mot en France mais franchement The Shondes sont assez abordables. Ils font bizarrement penser aux Cranberries. Ils ont des engagements et profitent d’une musique standard pour faire passer le message. Est ce vraiment un mal que de vouloir se faire entendre par le plus grand nombre.

Les chansons sont donc calibrées et sans surprise. Ca finirait presque par surprendre. On retourne au début des années 90 avec une batterie bondissante et une voix combative qui profite de quelques riffs glorieux. Le groupe ose encore des choeurs qui font « HouHou ». C’est assez accrocheur par ce coté complètement démodé: ca sort tout droit d’un épisode de Friends.

Franchement, c’est hors du temps et ce n’est pas désagréable. La musique peut être un art nostalgique et c’est ce qu’il provoque ici: de la douce mélancolie. Rien de grave. Pour les quadras, c’est un saut dans le temps. Pour les plus jeunes, ils ne risquent de rien comprendre. Pour la postérité, il y a du boulot!

Exotic Fever records – 2016

Auteur: Pierre Loosdregt

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