Baby Burn

En Hongrie, les Psycho Mutants vénèrent les dieux du rock’n’roll. Leur sacrifice est festif, joyeux et donne la pêche. Que demander de plus?

Il y a peu on écoutait Mark Lanegan, grand escogriffe du rock, et son nouvel album un peu paumé musicalement malgré les qualités de l’artiste. Les membres de Psycho Mutants eux ne sont pas du tout perdus. Ils défendent le rock héroïque, celui qui fait danser et qui met en transe. Un truc irrésistible, entre baloche et punk!

De Hongrie, les Psycho Mutants avaient tout pour faire  groupe de rock folklorique et exotique comme les Leningrad Cowboys et tous ses groupes baltes qui fêtent le rythme binaire avec de la vodka, de l’accordéon et des ambiances à la Kusturica. L’archétype est connu.

Il se renouvelle un avec ce groupe qui a le mérite de se prendre (un peu) au sérieux. Il y a du Nick Cave chez ce chanteur à la voix étonnante et chaude. Le groupe ne se limite pas à la gaudriole pour festoches. Les chansons de leur troisième opus sont très convaincantes.

Musicalement ils rappellent Johnny Cash dans ses oeuvres au noir. On pense aussi à de nombreuses bandes originales. Leur rock est plein d’images qui vont au delà des origines hongroises. Il y a une atmosphère étrange, entre chien et loup, entre fiesta et mélancolie.

Le cocktail est en tout cas détonant. La richesse de l’ensemble surprend. L’énergie est totalement contrôlée.  Jamais vieillot, le disque est coloré et plus subtile qu’il n’y parait. De la Transylvanie, il n’y  pas que des vampires: il y a de sacrés bons musiciens et du bon vieux rock’n’roll, énervé et intelligent. Plus que dépaysant!

Volvox music – 2014

Auteur: Pierre Loosdregt

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