Colette & l’amour, Poche Montparnasse
Juin16

Colette & l’amour, Poche Montparnasse

Sensuelle, amoureuse, passionnée, Colette était également audacieuse et courageuse. Et Philippe Tesson comme Elisabeth Quin font partager avec délectation leur admiration pour ce personnage hors normes.

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Les fils d’Odin, Harald Gilbers, éditions 10/18
Mai06

Les fils d’Odin, Harald Gilbers, éditions 10/18

Le style d’Harald Gilbers est fluide, les descriptions si subtiles et précises qu’on vit littéralement ce récit. Les abris anti-aériens paraissent réels : escaliers, odeurs de terre, odeurs de peur, le temps qui passe si lentement.

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Une saison en enfer, Arthur Rimbaud, Ulysse di Gregorio, Lucernaire
Mar13
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Hôtel Feydeau
Jan20

Hôtel Feydeau

Drôle, immensément drôle, le roi des quiproquos demeure actuel. Mais n’te promène donc pas toute nue, L’Hôtel du libre-échange, Le système Ribadier : ces histoires de mari cocu, de femme infidèle, de domestiques insolents sont intemporelles.

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Brasseur et les enfants du paradis, Théâtre du Petit Saint-Martin
Oct01

Brasseur et les enfants du paradis, Théâtre du Petit Saint-Martin

J’ai découvert dans cette pièce un comédien magnifique.

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Le Goujon Folichon, cabaret de Maison Close, Julien Fanthou, Théâtre du Marais
Avr10

Le Goujon Folichon, cabaret de Maison Close, Julien Fanthou, Théâtre du Marais

Loufoque, tendre et délicat, ce spectacle donne une seule envie au spectateur : qu’il continue, qu’il soit connu.

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Le pas du Renard
Mar07

Le pas du Renard

L’un, grand blond, beau gosse et tombeur est un scientifique. J’ai nommé Nathan Masson. L’autre, brun, à la fine moustache bien datée est Etienne Kaplan, colonel des services secrets français. Comme dans le binôme british on retrouve un scientifique et un militaire.

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Il est de Retour
Déc30

Il est de Retour

Passé l’étonnement des premiers jours, Hitler se ressaisit et revient à sa préoccupation première : rendre à l’Allemagne sa grandeur et, pour ce faire, se débarrasser de la femme qui dirige désormais le pays. Bien évidemment, personne ne le prend au sérieux et ne croit un instant que ce monstre est de retour.

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Projections macabres
Oct20

Projections macabres

Bon, c’est vrai, les premières pages peuvent agacer le néophyte, ou celui qui ne connaît pas les célébrités du début du vingtième siècle. Se retrouver à chaque page avec des références à Emilienne d’Alençon, Cléo de Mérode ou la grande Marguerite Moreno, peut lasser.

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La Belle Saison
Sep11

La Belle Saison

Le film est tout sauf passéiste et, dans la deuxième partie, grâce au talent des deux comédiennes, il prend une autre dimension, toute d’ampleur et de force. Les images de lumière et de blés – comme sur l’affiche magnifique – la campagne opulente, les corps enlacés sans voyeurisme mais avec un étonnant naturel, tout cela est superbement filmé par Catherine Corsini.

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Comme un Avion
Juin19

Comme un Avion

Certains trouveront peut-être cela un peu facile : oui, les gens qu’il rencontre semblent plus détendus, plus simples. Oui, les gags rapides, clins d’œil aux débuts du burlesque, sont vraiment drôles. Mais cela n’empêche pas les déconvenues, les déceptions, les embûches. Pourtant, plus le film passe, plus Michel « lâche prise ». Certes, la technologie n’est jamais loin :

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Voyage en Chine
Avr05

Voyage en Chine

Cadrages serrés, demi-teintes et clair obscur, le réalisateur choisit délibérément de filmer l’intime, tout en nuances et en expressions mêlées. Il sait faire passer mille sentiments en cadrant des mains, des regards, des larmes. Avec une justesse étonnante. Pas de mièvrerie ici, ni de sensiblerie.

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David Bowie is, Philarmonie de Paris
Avr01

David Bowie is, Philarmonie de Paris

On est tous un peu David Bowie, on a tous une chanson de lui en tête, une image, un visage.

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Il était une fois complètement à l’Ouest, Caramels fous, Théâtre Dejazet
Jan29

Il était une fois complètement à l’Ouest, Caramels fous, Théâtre Dejazet

Ça y est, ils sont enfin revenus ! Les Caramels fous, troupe de chanteurs et comédiens gays, est de retour pour notre plus grand plaisir. Et le leur aussi, visiblement. Ils ont l’air tous tellement heureux d’être sur scène, de nous offrir ce moment de bonheur et d’éclats de rire que, forcément, ça rejaillit sur la salle, conquise d’avance cependant. Les Caramels, c’est une aventure incroyable, qui dure depuis plus de trente ans. Depuis le début, ces fous chantants ont leur cohorte de fans, leurs adeptes inconditionnels. Et peu importe que l’auteur change –Michel Heim vient de laisser la place à Antony Puiraveaud – que de nouveaux comédiens en remplacent d’autres, le public est là, fidèle au poste. Les Caramels sont bénévoles et pourtant, bien des troupes professionnelles pourraient les prendre en exemple. Cela dit, c’est un bénévolat particulier… Un vrai sacerdoce. En effet, chacun des volontaires sait qu’il signe pour une période donnée (qu’il peut ou non renouveler) durant laquelle ses loisirs vont être presque totalement couleur caramel. Répétitions, apprentissage du chant et de la danse, coup de main pour les décors, la couture et j’en passe : le temps libre est consacré au futur spectacle. Et ça marche. Mais qu’ils en ont fait, du chemin, depuis Les Dindes galantes ! Ah, l’incroyablement hilarante Madame Mouchabeurre et Pas de gondoles pour Denise… Textes détournés, personnages féminins étonnants, petits clins d’œil à l’air du temps… Chaque fois, le bonheur est au rendez-vous. Cette fois, la troupe nous accueille au Crazy Pony Saloon et nous reviennent en mémoire les films de western de notre enfance, sans oublier les BD de Lucky Luke… Il y a Ma, les danseuses, la Cheyenne, le croque-mort, le chercheur d’or, bref personne n’est oublié. Mais ô surprise, dans cet univers très macho arrive un charmant coiffeur. Et là, l’histoire dérape et nous entraine dans des péripéties toutes plus loufoques et tendres les unes que les autres. Le décor, sobre et réaliste à la fois, est à la hauteur et les costumes sont particulièrement réussis. Des danses country et des bavardages surréalistes font écho aux voix, dont certaines sont particulièrement belles. Xavier Sibuet, croquemort déjà remarqué en marin dans Madame Mouchabeurre, nous donnerait des frissons. Et il faut entendre Thierry Quessada chanter « Femme d’1mètre 80 » pour saisir totalement l’univers des Caramels. Laury André, inoubliable Bécassine de Mme Mouchabeurre –sans oublier son clin d’œil à Britney Spears dans Pas de gondoles – est toujours aussi doué, qu’il chante, qu’il grimace, qu’il danse. Il est là depuis 2003 et, espérons-le, pour longtemps encore. Laissez-vous entrainer dans ce saloon d’un autre temps, venez rire en reconnaissant des musiques familières, laissez-vous bercer par cette...

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Les tribulations d’Ana, Lucernaire
Déc23

Les tribulations d’Ana, Lucernaire

« Les tribulations d’Ana », au théâtre Lucernaire ? Si vous voulez passer un bon moment, où l’humour et la tendresse se partagent la scène, relayés par une actrice vraiment douée, n’hésitez surtout pas ! Il y a quelques années, Les tribulations d’une caissière avait connu un succès incroyable. D’abord par le bouche-à-oreille, puis l’originalité du sujet avait fini par titiller les médias. Drôle de thème, certes, mais tellement plus original que les émois nombrilistes et vains de bien des auteurs d’aujourd’hui. L’ouvrage d’Anna Sam, paru chez Stock excusez du peu, est drôle. Tout simplement. Mais pas seulement : pertinent, lucide, mordant, incisif. Tendre. Au départ, il s’agissait d’un blog sur le web, elle compilait des anecdotes personnelles qui sont ensuite devenues un livre. En le lisant, Sébastien Rajon a été séduit et a décidé de le mettre en scène. Il fallait une comédienne pour porter ces mots, ces émotions, bref pour interpréter Les tribulations d’Ana. Vica Zagréba incarne à merveille cette femme. Sur scène, trois points, trois lieux ou presque. Au milieu, la caisse, point névralgique de l’histoire, dans laquelle on est plongés immédiatement. Pas de temps mort, ici, pas d’ennui, pas d’hésitation. Dès le début, la talentueuse comédienne campe une DRH comme on en a tous rencontré, un peu inculte, un peu méprisante, mais qui la prend à l’essai tout de même. De la formation au décomptage frénétique et affolant des articles (on n’est pas loin du Charlot des Temps modernes), à l’évocation du salaire –de misère – et des clients insupportables, rien n’est superflu, tout sonne juste. On découvre le SBAM (Sourire-Bonjour-Au-revoir-Merci) et les remarques perfides des acheteurs. Celle-ci fait particulièrement mouche : « Si tu ne travailles pas à l’école, tu finiras comme la dame. » Jeux de scène, jeux de postiches et d’accents, musiques réalistes : la comédienne a recours avec succès à des artifices, clins d’œil malicieux à une vérité douloureuse. Car cette pièce, si elle est librement inspirée de l’ouvrage et nous fait souvent sourire, n’est pas, loin s’en faut, qu’une étude sociologique. C’est la peinture criante de vérité d’un monde où la frénésie absurde de consommation pousse à l’irrespect, où la perte du sens de la réalité remplace la considération et l’empathie. C’est fou comme un texte qui paraît léger peut, grâce à un metteur en scène et, surtout, à une comédienne inventive, se transformer en un moment unique.   Jusqu’au 24 janvier 2015 Théâtre du Lucernaire Du mardi au samedi à 19h....

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François Truffaut, l’exposition, Cinémathèque Française
Déc06

François Truffaut, l’exposition, Cinémathèque Française

L’exposition consacrée à François Truffaut à la Cinémathèque est l’un des événements de cet automne à Paris. Rétrospective dans et hors les murs, elle balaie de nombreux aspects de la vie et de l’œuvre de ce grand cinéaste.   Ceux qui connaissent bien la biographie de François Truffaut auront le plaisir de découvrir des documents inédits. Et ceux qui ignorent presque tout du cinéaste sortiront de l’exposition avec l’envie de courir voir tous ses films. Car la Cinémathèque a relevé un défi assez difficile : dans un espace finalement assez limité, elle parvient à aborder de nombreux angles du travail du cinéaste, mais aussi de son parcours personnel et de ses engagements. On le sait, François Truffaut a mis beaucoup de lui dans le personnage d’Antoine Doinel, qui apparaît pour la première fois dans Les Quatre cents coups. Jean-Pierre Léaud incarnera dans quatre autres films ce garçon vif et impertinent, qui deviendra au fil des années un homme un peu moins haut en couleur, voire décevant. Mais l’exposition permet de revoir les images du casting, la lettre de motivation du jeune garçon et les notes du cinéaste après leur rencontre. Car le parcours proposé au visiteur est riche de lettres, de notes en tout genre. Cela va des mots d’absence à l’école de son ami Robert Lachenay aux lettres de Jean Genet, en passant par des photos de son service militaire avant sa désertion. Mais l’on passe assez vite sur l’enfance solitaire durant laquelle le jeune garçon, souvent délaissé par ses parents, s’évade grâce à la lecture, qui restera toujours très présente dans sa vie d’adulte. Ce sont les mots de Truffaut qui sont le plus mis en valeur ici. Qu’il s’agisse de ses lettres à des amis, de ses notes sur des films à venir, de ses critiques et de ses carnets, de ses brouillons, mais aussi des annotations de ses scénarios, l’homme est présenté comme un véritable graphomane. Son bureau est d’ailleurs reconstitué avec soin, non loin de nombreux télégrammes, extraits de films et photos. Le tout donne parfois une impression de « trop » malgré les différents aspects abordés : ses critiques féroces, son travail de cinéaste, la musique… Et, à vouloir ne rien rater, l’exposition donne parfois l’impression d’étouffer le visiteur.       Jusqu’au 25 janvier 2015. Cinémathèque française, Lundi, mercredi à samedi 12h-19h Dimanche 10h-20h Nocturne le jeudi jusqu’à 22h. Ouverture à 10h pendant les vacances scolaires....

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Petit art de la Fuite
Nov13

Petit art de la Fuite

Si lire est l’un des grands plaisirs de l’existence, découvrir de beaux livres nous entraine toujours dans des moments de bonheur inégalables. Et celui-ci est un véritable enchantement. Enrico Remmert est italien et ce Petit art de la fuite  est son troisième romain. Le turinois a en effet déjà été remarqué à la fin des années 1990 pour Rossennotti, qui a obtenu de nombreux prix. L’auteur a également étudié dans une école de « creative writing » et la fréquentation de ce genre d’ateliers aurait pu lui donner des réflexes, des tics. Pas du tout. L’écriture de Remmert est fluide et vive. Ce roman dégage d’ailleurs un dynamisme, une énergie incroyables. Chaque page est pleine de punch, de bruits et de couleurs. Vivante. Et le choix de donner la parole tour à tour à chacun des protagonistes, entre monologue et tutoiement, donne au texte une véritable légèreté. Dès le début, l’histoire est prometteuse. Trois copains qui vivent à Turin, à peine sortis du monde étudiant, partent ensemble jusqu’à Bari. L’un d’eux, violoncelliste, doit en effet  y jouer pendant quelques mois dans un orchestre.  Quant aux deux filles qui l’accompagnent, l’une d’elles les embarque dans « La Baronne », une vieille Fiat d’auto-école, tandis que l’autre ne sait plus où elle en est dans sa vie amoureuse. Cela pourrait paraître convenu mais, dès les premières pages, les situations cocasses, les événements loufoques, les quiproquos, les frayeurs et les grosses cuites s’enchainent.  Bref, très vite, le petit week-end calme devient un road-trip complètement déjanté.  Évidemment, rien ne se déroule comme prévu mais le lecteur est toujours surpris et amusé. Leur équipée, de jour comme de nuit, ne leur permet pas de repos ni de répit. Ils dorment parfois quelques heures au hasard des arrêts. Sans oublier les rencontres : un vieux sage, un restaurateur pressé ou encore un boucher pervers… Portrait tendre d’une jeunesse qui a grandi trop vite et se retrouve aux prises avec ses doutes, histoire de belles amitiés et de sentiments forts, ce livre touche au cœur et met de bonne humeur. Un seul regret : il se lit tellement bien qu’on le finit trop vite ! éd.10-18, 240...

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Projections Macabres
Nov03

Projections Macabres

Les personnages principaux manquent un peu d’épaisseur, et pourtant, ce n’est pas leur première enquête. Qu’il s’agisse du journaliste Louis Denfert, un peu immature, de sa fiancée, la jolie comédienne Camille, moralisatrice ou légère selon les nécessités, ça ne passe pas. Seul le boxeur et ancien soldat Emile, qui en fait des tonnes, prête à sourire, tout comme Albert le légiste.

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Ce nuage à coté de toi
Oct21

Ce nuage à coté de toi

Certes, « on te brûlerait vivant que tu douterais encore de ton existence », affirme l’un des amoureux. Mais la douceur affleure : « j’habite ce nuage à côté de toi », murmure l’une des deux voix. Un murmure que l’on a envie d’écouter, raconté sur une scène. En le respirant. Les yeux fermés.

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Ce Pays qu’on Abat
Sep14

Ce Pays qu’on Abat

Oui, les intégrismes religieux posent problème. Et oui, les parents qui ont appris aux enfants le « tout, tout de suite » sont responsables de ces attitudes capricieuses et ultra consuméristes qui provoquent de terribles faits divers. La liste est longue et peut sembler à certains un tissu de blabla démagogique.

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