Musique

Découverte de Pias en 2006 et de notre rédaction en 2005, Radiosofa sort son premier album. De biens belles promesses en perspective !

 

 

Bienheureux nous sommes sur Etat-critique.com de voir ce groupe avancer ! Découverte pour notre rédaction en 2005 sous le nom de Sofa, le groupe avait enregistré un 5 titres déjà prometteur. Eh bien, les revoilà, avec à la production Rudy Coclet, qui a su faire avancer d’autres artistes comme Arno, Mud Flow ou Sharko, rien que ça, dans son studio bruxellois.

Avec Thomas Cramoisan au chant, Fabien Senay à la guitare, Ludwig Brosch à la basse/clavier et Mathieu Pigné à la batterie, une formation instrumentale assez classique pour de la pop, le groupe semble plus que mature. Le mixage met résolument les guitares en avant, mais ce qui frappera le plus à la première écoute, c’est le timbre singulier de Thomas Cramoisan. Une voix puissante au vibrato sans excès, mais surtout une tessiture à vous couper le souffle par son étendue !

Alors, comme de nombreuses voix capables de monter dans les aigus sans passer par une voix de tête, c’est dans le registre de la mélancolie que les décibels font des ravages…Et ça fonctionne plutôt très bien à en écouter le sublime Au milieu de toi qui ouvre l’album ou encore Tant de soleil. Les fans pourraient venir très rapidement … Au milieu de toi est exemplaire par la montée en régime du morceau et la justesse de l’ensemble. Les arrangements claviers chœurs et deuxième voix font des malheurs avec un gimmick répétitif qui sent le tube à plein nez ! Tant de soleil et ses allers-retours vous donnent le vertige.

Force est de constater que Radiosofa sait organiser les mélodies pour vous laisser les notes dans la tête. Résolument plus proche du ciel que du sol, l’album sonne davantage pop que rock ou punk. Des morceaux comme Une minute ou Devenu pire se veulent plus décapants dans les structures de guitares, mais c’est bien dans des rythmes plus lents et plus planants que le groupe se réalise le mieux. Rien que pour toi et ses ambiances orientales, le début de Respire permettent à Thomas Cramoisan de poser avec sensualité sa voix et de laisser entendre des textes qui passent parfois dans d’autres titres derrière les hautes fréquences de la guitare/voix, pop anglaise oblige. On aimerait entendre davantage de texte et se laisser guider dans les méandres de la voix de Thomas dont on sent qu’il peut beaucoup.

Avec des tonalités anglo-saxonnes rappelant Jeff Buckley, dont on dit qu’il aurait une étendue de 5 octaves, et une voix loin des voix de têtes d’Obispo ou de Calozero, Radiosofa est incontestablement une belle surprise pour ce printemps 2007. Si on peut reprocher au groupe de ne pas prendre encore assez de risques avec des textes plus présents à l’écoute et au mix, force est de reconnaître que la pop anglaise pourrait enfin devenir française. Groupe à soutenir et à suivre !

Dates de tournée et actualité sur :
http://www.radiosofa.net/home.php
http://www.myspace.com/sofamusic

 

Sébastien Mounié

© Etat-critique.com - 27/05/2007