A la Poursuite de Demain

Le film avait tout pour lui… et pourtant A la Poursuite de Demain déçoit. Mais que s’est il passé?

Responsable de trois films d’animation majeurs (Le Géant de Fer, Les Indestructibles, Ratatouille), auteur d’un bon Mission Impossible (le Protocole Fantôme), Brad Bird se voit confier par Disney l’adaptation d’une de ses attractions dans ses parcs, Tomorrowland! La firme est au sommet de l’entertainment. Elle vient de s’offrir Marvel et Star Wars. Elle recycle à tour de bras ses catalogues variés. Et le succès de Pirates des Caraïbes ne peut que la pousser vers ce drôle de projet!

Brad Bird semble avoir compris l’intérêt. Une des premières attractions de Disney ne peut que nous envoyer vers une certaine nostalgie. Il célèbre donc les douces utopies des années 50. Sujet qu’il connaît bien, il en profite pour faire revivre le cinéma de notre enfance, avec des idées piquées à droite et à gauche. On pense à Spielberg, Lucas et tout le catalogue de Disney bien évidemment.

Pour réussir un peu plus cette plongée vers le passé, il embauche le plus prestigieux des Babyboomers, George Clooney, parfait en ingénieur qui a la tête dans les étoiles. Le reste du casting est réjouissant. La mélancolie fonctionne mais hélas Brad Bird obsédé par son illustration des années 50 et des rêves fous qui ressemblaient à de l’innocence, empêche le scénario de bien fonctionner.

Si bien que l’on s’ennuie face à cette recherche d’une contrée étrange nommée Tomorrowland où l’on pourrait trouver une solution à tous nos problèmes. Une jeune fille et un vieux bougon seront les héros d’une incroyable aventure qui pourrait être extraordinaire si elle n’était pas laborieuse.

Brad Bird est un cinéaste généreux. Il veut offrir un vrai spectacle. Il a plein d’idées enthousiasmantes. Avant de finir son film,il démolit une société d’information qui devient dangereuse et pessimiste. Il est force de proposition. Mais accouche d’un film assez long et lent. Parfois pénible. De temps en temps formidable! C’est donc agaçant. Bird nous électrise avec quelques scènes puis nous endort avec une narration trop classique.

C’est véritablement sur courant alternatif que le réalisateur rend hommage aux grands noms de l’aventure et de l’imaginaire, de Jules Verne à… Walt Disney. Maladroit, ce film frustre. On préfère relire l’excellent ouvrage du rigolard Bill Bryson, Ma fabuleuse enfance dans l’Amérique des années 50, tout aussi divertissant!

Avec George Clooney, Britt Robertson, Hugh Laurie et Raffey Cassidy – Walt Disney – 20 mai 2015 -2h05

Auteur: Pierre Loosdregt

Partager cette chronique sur

Submit a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

? *
Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.

IP Blocking Protection is enabled by IP Address Blocker from LionScripts.com.