A head full of dreams

Est ce que c’était mieux quand Coldplay faisait la gueule? En tout cas, dans la catégorie « pochette qui pique les yeux », ce disque est hors catégorie… Un groupe décidément déroutant.

C’était un petit groupe qui plaisait aux Inrocks à ses débuts. Leurs deux premiers disques étaient merveilleux. Des hymnes mélancoliques et mélodiques. Puis le groupe est devenu grand. Très grand. Une sorte de U2 des années 2000 et les chansons se sont transformés en titres pour stade avec des refrains faciles et des gros effets qui font lever les bras. On avait atteint le sommet avec Mylo Xyloto qui montrait clairement une préférence pour la pop et les codes commerciaux.

Ce n’est pas la première fois que ca arrive ce genre de chose mais bon, Coldplay est un groupe que l’on a aimé, pour qui on a obligatoirement un affection particulière. Après sa séparation avec sa femme, le chanteur Chris Martin a précipité la sortie d’un sixième album hors des règles, sombre et réussi. Mais aujourd’hui revoilà le Coldplay rutilant qui veut absolument nous faire danser!

Ils ont de nouveau appeler tous leurs prestigieux copains: on croise même Barack Obama dans leur septième disque entre Noel Gallagher, Tove Lo et Beyoncé. Il y encore des refrains qui « hohohooo » et des tristes morceaux avec des pianos qui pleurent.

L’humeur est joyeuse mais l’impression que donne ce nouvel opus, c’est l’effort paresseux! On a déjà entendu la plupart des nouveaux morceaux. L’optimisme du groupe, altruiste, est de retour. Ce n’est pas désagréable mais ca ne surprend pas du tout. Coldplay se recentre sur les ingrédients de son immense succès. Après la gueule de bois Ghost Stories, ils ne prennent plus de risque. C’est fait. Donc ils reviennent à la formule qui marche, celle qui les fait tourner autour du Monde dans les plus grandes salles. On ne peut pas leur en vouloir.

Car il y a de bons titres mais noyés dans un ensemble qui se veut un peu trop moderne entre solos de guitares, boucles electro et nappes envahissantes de synthés. Il y a des défauts qui remontent à la surface mais une fois de plus ils sont sauvés par une étrange affection pour ce quatuor discret qui a su conquérir le Monde. Rien que ça. Désormais leurs disques peuvent être anecdotiques!

Parlophone – 2015

Auteur: Pierre Loosdregt

Partager cette chronique sur

Submit a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

? * Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.

IP Blocking Protection is enabled by IP Address Blocker from LionScripts.com.