RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

 Yes man

Yes man

Peyton REED

Avec Jim Carrey, Zooey Deschanel, Bradley Cooper et John Michael Higgins – Warner bros – 21 janvier 2009 – 1h43

Les commentaires

Thibault

Le 11/09/2009

J'ai vu ce film hier en DVD...

J'ai bien ri et apprécié le talent comique de Jim Carrey et la qualité des seconds rôles.

Par contre, comme trop souvent dans les comédies américaines, on s'englue vite dans un romantisme à l'eau de rose en décalage avec des choses très drôles.

Et ta critique ?




En période de morosité générale, les clowneries de Jim Carrey rendent euphoriques. Une comédie positive et réussie !


Avant il n’y avait que l’industrie du disque qui criait à la crise. Maintenant tout le monde hurle à la crise et les mauvaises nouvelles se succèdent. On va mal. Tout va mal. C’est la dépression collective.

Carl Allen ne sort pas du lot. Il s’enferme dans sa petite vie, sa tristesse et ses angoisses. Il craint toute prise de risque et broie du noir. Petit assureur, divorcé, il s’enferme dans sa déprime.

Puis il finit par atterrir dans un programme de développement où il est obligé de dire oui à la moindre question. Il applique donc cette méthode à la lettre et les conséquences sont surprenantes.

On avait oublié le génie comique de Jim Carrey. Il est simplement extraordinaire. Son élasticité provoque une belle hilarité. Discret depuis quelques années, il retrouve son rôle de clown ambigu, dosant idéalement comédie et émotion, gags simples et trucs plus tordus.

Le comédien envahit l’écran de toute son aura burlesque. La comédie, en apparence sage, devient presque poétique avec des seconds rôles nettement plus touchants comme la petite amie loufoque et le directeur de banque fan d’Harry Potter. Des idées fusent au milieu de l’aspect inoffensif de l’ensemble. La folie sourde des personnages perce une histoire que l’on redoutait classique et moralisatrice.

On est très loin de Menteur menteur ou Bruce tout puissant, nanars qui assombrirent un peu la carrière de la star. Entre le oui et le non, Carrey et la comédie américaine font la découverte de concepts plus nuancés.

Le spectateur redécouvre un comédien au talent unique, qui vaut mieux que sa réputation. La positive attitude, si cher à Raffarin et Lorie, fonctionne encore bien ! Il faut se réconcilier avec le comique: Yes, you can!


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 22/01/2009