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Vendredi 25 Mai 2012Musique

 Year Zero

Year Zero

NINE INCH NAILS

(Polydor - 2007)

Les commentaires

IntoX

Le 24/08/2007

Certes la tention c'était relaché lors de with teeth; mais il n'en est plus rien aujourd'hui. Vous vouliez écoutez de la mélodie gnan-gnan et duion si particulière qui émane de l'entité NiN rythme pop?
Vous n'y êtes pas.
En tant que musicien, grand amateurs des sonorités électroniques, industrielles et bruitistes et surtout un grand fan de la musique et de l'univers nine inch nailsien; j'ai analysé ce bijoux sous toutes ces couture en pas moins d'une 20aines d'écoutes complète, et je puis vous assurez que le travail y est impressionnant.
La structures musicales se tourne ici vers la rythmique fracassante d'ordre marche militaire; ce qui bien sur ne fait que renforcer la puissance du concept pro-révolutionnaire et anti-fasciste (note: le terme fasciste désigne en premier lieu un régime totalitaire tourné vers la toute puissance d'un partie et de son chef; et maintenue par des idées en premier lieu ultra-nationalistes et pro-militaire, voir tainté de fanatisme religieux ou idéologique) de la year zero.
Les mélodies sont très bien construitent et s'enchainent de façons claires pour maintenir la structure si importante et la cohésion musical. En effet les thèmes musicaux vont désormais soutenir la folie du délire électro-bruitiste apporter par les sinthé et les modules de modulation, samplage (...).
De quoi en perdre la tête!
Et puis, touche du génie reznorien: les instrumentaux (ou presque intrumentaux; avec trois rengaines se baladant par ci par la!) calmes et angoissantque l'ont retrouve sur the greater good, another version of the truth et zero sum.
pour résumer, en démarage en force avec hyperpower, l'enchainement de chansons faramineuse de puissance et de folie, entre la furie de l'électro-bruitiste, et le malsain des rengaines atmo-rock et métal industriel. Entrecoupées de chansons aliens; l'album s'achève sur l'ode à la folie humaine: zero sum.
Les amateur de sinthé omniprésent de basse fracassante seront donc au final servit ici.
Le plus gros point noir serait peu etre le peu d'utilisation des guitares sur certaines compositions ce qui ralentit un peu le rythme de l'album...
Mais après tout, pourquoi pas?

Merci Trent!

Recommendation:Hyperpower, Capital G, My violent heart, god given, meet your master, the great destroyer et zero-sum.
mais en réalité, je vous recommande chacune des perles de l'album!

Et ta critique ?




Trent Reznor n’hurle plus à la mort sous un déluge de sons bidouillés. Le cirque Barnum, il le laisse à son ami Marilyn Manson et se consacre à des albums plus intelligents et de plus en plus barrés. Cette année zéro permet enfin à un large public de découvrir le sombre univers de cet artiste dérangeant.

Ecouter un album de Nine Inch Nails relève du défi. Les oreilles les plus sensibles seront atomisées par le rock industriel proche du délire bruitiste. Dans les années 90, le leader Trent Reznor apparaissait comme un écorché vif, adepte de la mutilation musicale et de la déstructuration du métal.

A partir de 2000, le bonhomme s’est fait plus discret. Puis il y a deux ans, With teeth permettait de découvrir un nouveau Reznor, avec une tête d’informaticien californien et un son beaucoup plus accessible.

Year Zero confirme que la musique de NIN s’est assagie. Elle n’en est pas moins déroutante. Synthétique, lourde, oppressante mais d’une musicalité déroutante. Trent Reznor, c’est le fils improbable de Metallica et Brian Eno. La colère des premiers albums s’est envolée mais NIN conserve ce sens de l’aventure en mélangeant sons électroniques et rock surpuissant.

Reznor, ayant beaucoup travaillé pour le cinéma, se lance dans un album concept avec en ligne de mire, le gouvernement Bush. Il manie avec une rare intelligence la cinématographie du rock industriel. Oppressant, Year Zero décrit un futur où l’Amérique a sombré dans une dictature militaire. Avec ses machines et ses musiciens, Reznor fait peur et réussit à créer une vraie ambiance.

D’ailleurs, il est bon de signaler que l’aventure du disque se poursuit sur le net et Reznor s’est beaucoup amusé avec les médias. Cette année zéro est en tout cas pour le groupe, la confirmation d’un renouveau sincère et salutaire. Il est nécessaire de signaler que le groupe se révèle très convaincant sur des morceaux calmes et (faussement) apaisés. NIN est un groupe accompli. Il a rangé sa rage adolescente pour l’assurance d’une pleine possession de ses moyens. Même les hermétiques au rock lourd devraient (après un temps d’adaptation) se laisser happer par cet exercice d’anticipation musical !


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 26/05/2007