Milo Manara chez les super héros, classé X ? Hélas non !
Ca faisait plaisir de voir ce gros lubrique de Milo Manara se faire embaucher par les éditions Marvel pour s’intéresser au sort de quelques unes des mutantes de la bande des X-Men.
La maison d’édition utilise depuis quelques temps les talents européens pour varier les plaisirs et sortir un peu les super héros de leur style très américain.
Pour assurer les arrières (rhoo, je vois déjà le mauvais esprit de certains), il motive l’un des scénaristes de la saga X Men, Chris Claremont, de raconter les vacances de Tornade, Malicia et leurs copines en Grèce. Sexy en diable, leur plaisir est gâché par le kidnapping de Marvel Girl. C’est le début d’un complot mystérieux où elles finiront dans les mains de drôles de pirates !
Effectivement, les X-women deviennent sacrément sensuelles sous la plume de l’auteur du Déclic. Erotisées à mort, on ne les regarde pas vraiment de la même manière que les autres productions Marvel.
Même les plus jeunes devraient constater qu’il se passe quelque chose de bizarre dans la vie des X-Men. Avec son titre de mauvais film érotique des années 70, ce volet étonne donc par le dessin doucement subversif et précieux de Manara, qui enfin rend hommage à la féminité de ses guerrières mutantes.
Lascives, nos héroïnes usent de leur charme pour mettre la main sur quelques méchants de pacotille, dans un mauvais goût assumé par Manara. Le scénario n’est qu’une excuse pour faire monter la chaleur dans les pages si chastes d’habitude des bédés Marvel.
Car rien n’est vraiment intéressant dans cet épisode. A part le postérieur des super copines ! Pas du tout un événement, cette bédé console un tout petit peu nos esprits déviants mais le chemin est encore long pour que la sexualité des super héros soit clairement abordée ! A la fin de l’album, la morale est sauve ! Tant pis !
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 01/06/2011